Publié le 05 janvier 2026
Commémorations historiques
Chaque année, le Comité d'Histoire de l'Environnement et du Développement Durable (CHEDD) commémore les grands événements fondateurs et les politiques publiques historiques des ministères chargés des domaines de l’environnement, du climat, du développement durable, de la transition écologique, du logement, de l’urbanisme, de la politique de la ville, de l’aménagement du territoire, du paysage, de la construction, de l’énergie, des transports, des risques naturels et technologiques, et de la mer.
2026
En 2026, le comité d'histoire commémore les 50 ans de la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, ainsi que les 10 ans de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.
En 2026, le comité d'histoire commémore les 50 ans de la loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement.
En 2026, la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) fête les 50 ans de sa création.
2025
En 2025, le ministère du Logement fête son centenaire. À cette occasion, le comité d'histoire revient sur la création du premier portefeuille ministériel consacré au Logement, le haut-commissariat au Logement (puis à l’Habitation), en 1925, ainsi que sur son titulaire : Arthur Levasseur.
En 2025, nous commémorons les 150 ans de la mort de Marc Seguin, inscrite au calendrier des commémorations nationales. Un personnage quelque peu oublié aujourd’hui, alors qu’il est un acteur clé de l’industrialisation et de la révolution des transports au XIXe siècle, à la fois ingénieur, inventeur et entrepreneur.
Le ministère de la Mer a dédiée l'année 2025 à la mer : La Mer en Commun - Année de la Mer. À cette occasion, le comité d'histoire a organisé à Rochefort les 9, 10 et 11 décembre 2025 un colloque sur l'histoire de la protection des littoraux français, en partenariat avec le GIS Humanités & Sciences de la Mer et le Centre International de la Mer. Il a par ailleurs participé à Escale à Sète, rencontre des gens de mer portant en 2025 sur le patrimoine maritime.
Programme - Écrire l'histoire de la protection des littoraux français
En 2025, le service de navigation aérienne à Lyon a fêté ses 50 ans. À travers ce livret anniversaire, plongez dans les grandes étapes qui ont façonné l’aéroport de Lyon Satolas, puis Lyon-Saint Exupéry : le choix stratégique du site, la construction d’une double piste, l’arrivée de la gare TGV, le Rendez-vous lyonnais, ou encore sa nouvelle dénomination. Autant d’évènements marquants qui ont contribué à faire de Lyon-Saint Exupéry un aéroport internationalement reconnu !
2024
Du 1er novembre 2024 au 31 mai 2025, découvrez les images d’archive de la médiathèque Terra, à travers l’exposition “Regards sur la reconstruction (1944-1958) photographies d’une aventure humaine”. Cette exposition est à la fois physique (visible sur les sites du ministère à Paris et en région) et virtuelle.
Créé dès 1945, le service photographique du MRU documente l’état du bâti et l’ampleur de la tragédie humaine de la guerre et légitime l’action du ministère. Plus de 36 000 images sont produites entre 1945 et 1958, dont la majorité est encore conservée par la médiathèque du ministère, TERRA.
À travers ces images d’archive, l’exposition « Regards sur la reconstruction (1944-1958), photographies d’une aventure humaine » propose ainsi un bref aperçu de la reconstruction, une période essentielle de notre histoire urbaine, politique et sociale. Elle revient sur ce vaste projet d’action publique qui continue encore aujourd’hui de structurer les territoires.
Des destructions à la reconstruction
L’exposition photographique retrace l’action du MRU de sa création en 1944 à sa suppression en 1958. Elle est divisée en 3 parties :
1. L’urgence et le provisoire
2. L’expérimentation
3. L’industrialisation et les grands ensembles
Cette exposition a été réalisée par le Comité d’Histoire de l’Environnement et du Développement Durable avec le concours d’historiens.
Une exposition visible sur les sites du ministère
Les 65 000 agents du ministère pourront admirer l’exposition sur les 3 sites parisiens (hôtel de Roquelaure, tour Séquoia et Grande Arche) et dans les directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (Dreal). Des QR code sont à la disposition des visiteurs pour en savoir plus sur les photos exposées.
Une exposition virtuelle
Pour consulter l'exposition, cliquez ici.
En mars 1974, le nouvel aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ouvrait ses portes avec une piste unique, une aérogare, une zone de fret et d’entretien, et une tour de contrôle. 50 ans plus tard, Paris-CDG est devenu l’un des aéroports les plus fréquentés d’Europe !
Deux doublets de pistes avec des approches parallèles indépendantes, 3 tours de contrôle… : redécouvrez à travers cette plaquette réalisée pour l'occasion les évolutions majeures de la navigation aérienne qui ont été nécessaires pour accompagner en toute sécurité le développement de cet aéroport.
Frédéric Guignier, directeur des services de la Navigation aérienne, s’est dit fier des agents qui ont travaillé ou qui travaillent à Paris-CDG. « Cet organisme de contrôle, marqué par un esprit pionnier, offre au quotidien un haut niveau de sécurité et une performance des vols de qualité dans un environnement qui évolue sans cesse ».
2019
En 2019, nous commémorons le centenaire de l'aviation civile et commerciale en France. En 1919, le premier vol avec passagers entre Paris et Londres amorce le début du transport aérien civil et commercial français. Dans l’entre-deux guerre, l’aviation se développe dans une ambiance de « temps héroïques » : création de lignes et compagnies aériennes, innovations des avionneurs, construction d’infrastructures, réglementation et encadrement par les pouvoirs publics, début d’organisation internationale. Après la seconde guerre mondiale et pendant les décennies suivantes, évolutions et défis se multiplient : progrès techniques dans la conception des aéronefs et des technologies de navigation, adaptation des infrastructures aéroportuaires, densification et mondialisation des transports, crise énergétique, défis environnementaux, évolution des modèles économiques, etc. Ces journées d’étude ont pour but de faire le point sur la recherche historique aéronautique (histoire urbaine, histoire économique et sociale, histoire des technologies …), de présenter un état de sources disponibles et de favoriser l’essor d’une recherche de niveau universitaire.
2018
En 2018, dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, le comité d'histoire ministériel a réalisé une exposition en ligne sur le ministère des Travaux Publics dans la guerre, ancêtre des ministères du pôle ministériel.
2015
De la Reconstruction au sortir de la guerre à la montée en puissance de l’Europe et du Ciel unique, les soixante-dix dernières années ont vu l’entrée de l’aviation civile dans une modernité marquée par la mondialisation et la nécessité d’harmoniser toujours plus les règles du transport aérien.
Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale s’achève le premier chapitre de l’histoire de l’aviation civile. L’ère des pionniers et des aventuriers de l’aéropostale qui volent à vue et sous la menace permanente d’une panne moteur laisse place à l’aviation moderne. Un monde nouveau qui exige de nouvelles règles.
Tandis que la Convention de Chicago de 1944 jette les premières bases d’un ordre aéronautique mondial, l’aviation civile française s’émancipe pour la première fois, en 1945, de la tutelle de l’administration militaire et est regroupée au sein d’un Secrétariat Général à l’Aviation Civile et commerciale. Les Trente Glorieuses commencent. Elles seront marquées par l’explosion du trafic aérien et l’essor d’une industrie aéronautique qui vont nécessiter l’établissement d’une autorité nationale capable de développer des compétences en matière de certification des aéronefs, d’opérations aériennes ou encore de formation des pilotes. Les avions sont beaucoup plus nombreux, plus performants et d’une capacité de plus en plus importante, notamment avec l’arrivée des jets, et il faut s’assurer de la fiabilité des appareils et des systèmes.
Le ciel va également s’ouvrir à la concurrence et voir la fin des monopoles nationaux. Les États-Unis ont ouvert la porte à la libéralisation du transport aérien en 1978, l’Europe le fera dix ans plus tard. Une Europe qui investit désormais des domaines de plus en plus larges, avec le lancement du Ciel unique en 1999 et la création d’une Agence européenne de la sécurité aérienne en 2003. « L’aviation a toujours évolué dans un cadre international, via des relations bilatérales, et les États européens s’étaient déjà associés dans des constructions conjointes. Mais, progressivement, nous sommes allés au-delà de ces relations bilatérales en donnant une souveraineté à l’Union européenne dans toutes ces matières », souligne Paul Schwach, directeur du transport aérien.
L’administration de l’aviation civile va s’adapter à ces grandes évolutions qui ont profondément marqué le transport aérien depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’année 1976 voit la création de la DGAC et quelques années plus tard celle-ci obtient une autonomie financière en se voyant dotée d’un budget annexe. L’explosion du trafic ne permet plus au contrôle aérien « de satisfaire ses besoins considérables en hommes et en équipements dans le cadre des rigidités budgétaires de l’État », explique alors le premier directeur de la DGAC, Claude Abraham.
En 2005, une réorganisation importante de la DGAC est entreprise afin de bien distinguer l’opérateur de services de navigation aérienne de l’autorité de surveillance, et se conformer ainsi aux nouveaux règlements européens pris dans le cadre du Ciel Unique. Le lancement deux ans plus tard du Grenelle de l’Environnement et la mise en place d’un grand ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire amènent de nouveaux changement dans l’organisation de la DGAC.
Les questions environnementales sont désormais au centre des préoccupations de l’aviation civile, comme l’illustre la création d’une sous-direction du développement durable regroupant les attributions détenues jusque-là par la DAST (Direction des affaires stratégiques et techniques) et la DCS (Direction du contrôle de la sécurité). Réduction des émissions gazeuses et des nuisances sonores, mesures de protection des riverains, initiative européenne pour intégrer l’aviation dans le système européen d’échanges de quotas d’émissions de CO2. Il s’agit de favoriser un développement durable du transport aérien. Un développement qui doit également faire face aux conséquences de la mondialisation et d’une concurrence accrue.
La libéralisation toujours plus grande du ciel pose en effet la question des distorsions de concurrence et de la nécessité d’instaurer une harmonisation des règles sociales et fiscales. « Aujourd’hui, l’Europe discute avec d’autres régions du monde pour développer la libéralisation du transport aérien. Cela peut se faire à la condition que l’on instaure des règles un peu unifiées, non seulement dans les domaines de la sécurité, de la sûreté et de l’environnement, mais aussi en matière d’aides d’État. On ne peut pas mettre ensemble des poids lourds et des poids légers », prévient Paul Schwach. L’aviation civile de demain passe aussi par la mise en place de ces nouvelles règles du jeu…