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Publié le 09 juillet 2026

Temps de lecture : 3 minutes

Plan d’action interministériel de lutte contre les déchets plastiques en mer 2026-2030

  • Économie circulaire et déchets

Illustration
Adobe Stock

Le plan 2026-2030 de lutte contre les déchets plastiques en mer, paru le 8 juin 2026, structure et coordonne les actions de l’État à tous les niveaux. La lutte contre les déchets plastiques en mer doit en effet agir sur tout le cycle du déchet, depuis les sources terrestres jusqu’au milieu marin.

Approche « Une seule santé »

La lutte contre les déchets plastiques en mer constitue ainsi un enjeu majeur pour la protection de la santé humaine, de la santé animale et des écosystèmes. Elle s’inscrit dans l’approche « Une seule santé » (One Health), qui vise à préserver de manière durable ces trois santés étroitement liées.

+80 % des déchets marins sont des déchets plastiques. Cette pollution a des impacts avérés sur la biodiversité et les écosystèmes marins. Et elle touche désormais l’ensemble de la planète, y compris les zones les plus isolées.

Une mobilisation de l’amont à l’aval

La lutte contre les déchets marins nécessite une mobilisation à tous les niveaux, depuis les sources terrestres jusqu’au milieu marin, en passant par les cours d’eau, les réseaux d’assainissement, ainsi que les zones portuaires et littorales.

Afin d’identifier les actions prioritaires à mener aux niveaux local et national, le plan 2026-2030 a fait l’objet d’une concertation, notamment avec les acteurs de la société civile réunis au sein du Comité France Océan.

Il propose près de 50 actions, articulées autour de quatre axes complémentaires :

  • Axe 1 : prévention des pollutions plastiques à terre, en amont ;
  • Axe 2 : lutte contre les déchets dans les voies de transfert (cours d’eau, eaux usées et eaux pluviales) ;
  • Axe 3 : lutte contre les déchets plastiques sur le littoral et en mer ;
  • Axe 4 : coopération, sensibilisation, information et éducation.

Le plan sera déployé jusqu'en 2030 et fera l'objet d’un suivi régulier, avec des bilans partagés permettant d’en évaluer les avancées et les résultats.

Exemples d’actions

  • Le développement et le partage d’alternatives viables aux géosynthétiques plastiques utilisés dans la lutte contre l’érosion littorale ou la stabilisation des berges.
  • La recherche d’alternatives sans plastique pour les gobelets.
  • L’élaboration d’un guide à destination des acteurs locaux portant sur les dispositifs de captation des déchets en entrée et en sortie des réseaux d’eaux.
  • La limitation des fuites de biomédias en plastiques issus des stations d’épuration.
  • L’inventaire cartographique des zones d’accumulation des macrodéchets plastiques dans les cours d’eau.
  • La réduction des déchets issus des activités maritimes avec, notamment la restriction de certains objets en polystyrène non revêtu ou l’identification de solutions alternatives aux dolly ropes (ou perruques de chalut).
  • Le retrait des engins de pêche perdus et des opérations de nettoyage des sites de nidification.

 « Plages sans déchet plastique »

Cette charte ministérielle permet aux communes littorales, de bord de mer ou de plan d’eau, de s’engager pour la préservation de leurs plages à travers 17 gestes concrets allant de la sensibilisation à la pollution plastique à la prévention et aux opérations de nettoyage.
Cette charte sera renforcée afin de structurer un réseau actif et durable de collectivités engagées dans la préservation des littoraux.
 

La charte "Plages sans déchet plastique"