Publié le 03 décembre 2019

Mis à jour le 09 février 2026

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L’environnement sonore sur la plateforme de Paris-CDG

  • Aviation et Environnement

La dernière valeur de l’IGMP, calculée à partir du bruit mesuré pour 2024 sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, s’établit à 58,5. L’indicateur est en hausse de 1,4 point par rapport à 2023, avec une augmentation principalement due à la poursuite de la reprise du trafic aérien en 2024 par rapport à 2023 (+ 3 %). Il reste cependant inférieur aux valeurs constatées avant la crise sanitaire, se situant 8,2 points en dessous de la valeur de l’IGMP calculé en 2019.

L’indicateur global mesuré pondéré (IGMP)

Instauré par l’arrêté du 28 janvier 2003, l’indicateur global mesuré pondéré (IGMP) a été mis en place afin de mieux évaluer l’environnement sonore sur la plateforme de Paris-Charles de Gaulle.

L’IGMP est calculé à partir des mesures de bruit en temps réel effectuées par un réseau de huit stations placées dans les axes des quatre pistes de l’aéroport. Il détermine l’énergie sonore totale mesurée durant une année pour les décollages et pour les atterrissages, rapportée à l’énergie calculée pour l’année de référence (la moyenne des années 1999 à 2001 correspond à une valeur de 100).

Cet indicateur est évalué, à partir de mesures de bruit, de façon identique chaque année afin de suivre l’évolution de l’énergie sonore par rapport au niveau de référence ainsi fixé. Il prend en compte la majoration de la gêne en soirée entre 18 h et 22 h (+ 5 dB soit un coefficient de 3) et la nuit entre 22 h et 6 h (+ 10 dB soit un coefficient de 10).

C’est le seul indicateur réglementaire, basé sur le bruit mesuré, qui permet en outre de disposer d’une série statistique depuis maintenant plus de 20 ans.

Après une diminution quasi constante de l’IGMP ces dernières années, la reprise du trafic après la crise de la COVID-19 en 2020 engendre une hausse de l’IGMP à partir de 2021 :

  • 75,5 en 2014
  • 71,6 en 2015
  • 67,6 en 2016
  • 67,0 en 2017
  • 66,3 en 2018
  • 66,7 en 2019
  • 32,9 en 2020
  • 36,8 en 2021
  • 51,8 en 2022
  • 57,1 en 2023
  • 58,5 en 2024

Pour l’année 2024, la valeur de l’indicateur s’élève à 58,5 et demeure 8,2 points en dessous de la valeur de l’IGMP 2019.

L’indicateur augmente de 1,4 point par rapport à 2023. Il reste cependant inférieur aux valeurs constatées avant la crise sanitaire. 

L’augmentation de l’indicateur s’explique principalement par la poursuite de la reprise du trafic aérien (augmentation de 3 % en 2024 par rapport à 2023, soit 11 873 mouvements supplémentaires). L’IGMP 2024 représente 88 % de l’indicateur de 2019, dernière année représentative avant la COVID-19, alors que le trafic global de 2024 représente quant à lui environ 92 % de celui de 2019. 

La répartition des mouvements selon la période de la journée a peu évolué et n’affecte donc pas de manière significative l’évolution de l’IGMP entre 2023 et 2024. 

Par ailleurs, un indicateur spécifique existe pour la période « nuit » (22 h – 6 h). Sa valeur est de 62,0 pour 2024, soit 0,7 point de plus qu’en 2023, mais demeure 7,6 points en deçà de la valeur de 2019. La baisse de 2 % des mouvements de nuit en 2024 a participé à limiter l’augmentation de l’IGMP. À l’inverse, les décollages ont vu leur énergie sonore pondérée croître de 6 % en 2024 par rapport à 2023, en lien avec l’usage plus fréquent d’aéronefs moins performants sur le plan acoustique, notamment pendant la période de nuit, ce qui a participé à l’augmentation de l’IGMP.