Publié le 03 décembre 2019

L’environnement sonore sur la plateforme de Paris-CDG

  • Aviation et Environnement

La dernière valeur de l’IGMP, calculée à partir du bruit mesuré pour 2022 sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle s’établit à 51,8. L’indicateur est en hausse de 15 points par rapport à 2021, avec une augmentation principalement due à la reprise du trafic aérien en 2022 par rapport à 2021 (+60 %). Il reste cependant inférieur aux valeurs constatées avant la crise sanitaire, se situant 14,9 points en dessous de la valeur de l’IGMP calculé en 2019.

L’indicateur global mesuré pondéré (IGMP)

Instauré par l’arrêté du 28 janvier 2003, l’indicateur global mesuré pondéré (IGMP) a été mis en place afin de mieux évaluer l’environnement sonore sur la plateforme de Paris-Charles de Gaulle.

L’IGMP est calculé à partir des mesures de bruit en temps réel effectuées par un réseau de huit stations placées dans les axes des quatre pistes de l’aéroport. Il détermine l’énergie sonore totale mesurée durant une année pour les décollages et pour les atterrissages, rapportée à l’énergie calculée pour l’année de référence (la moyenne des années 1999 à 2001 correspond à une valeur de 100).

Cet indicateur est évalué, à partir de mesures de bruit, de façon identique chaque année afin de suivre l’évolution de l’énergie sonore par rapport au niveau de référence ainsi fixé. Il prend en compte la majoration de la gêne en soirée entre 18 h et 22 h (+ 5 dB soit un coefficient de 3) et la nuit entre 22 h et 6 h (+ 10 dB soit un coefficient de 10).

C’est le seul indicateur réglementaire, basé sur le bruit mesuré, qui permet en outre de disposer d’une série statistique depuis maintenant plus de 20 ans.

Après une diminution quasi constante ces dernières années, la reprise du trafic après la crise de la COVID-19 en 2020 engendre une hausse de l’IGMP sur les années 2021 et 2022 :

  • 75,5 en 2014
  • 71,6 en 2015
  • 67,6 en 2016
  • 67,0 en 2017
  • 66,3 en 2018
  • 66,7 en 2019
  • 32,9 en 2020
  • 36,8 en 2021
  • 51,8 en 2022

Pour l’année 2022, la valeur de l’indicateur s’élève à 51,8 et demeure 14,9 points en dessous de la valeur de l’IGMP 2019.

L’indicateur augmente de 15 points par rapport à 2021. Il reste cependant inférieur aux valeurs constatées avant la crise sanitaire (14,9 points en dessous de la valeur de l’IGMP 2019).

L’augmentation de l’indicateur s’explique principalement par la reprise du trafic aérien en 2022 par rapport à 2021 (augmentation de 60 % soit 153 156 mouvements supplémentaires). L’indicateur 2022 représente 78 % de l’indicateur de 2019, dernière année représentative avant la COVID-19. Pour rappel, le trafic global de 2022 représente environ 81 % de celui de 2019. La répartition des mouvements selon la période de la journée a peu évolué et n’affecte donc pas de manière significative l’évolution de l’IGMP entre 2021 et 2022.

Par ailleurs, un indicateur spécifique existe pour la période « nuit » (22 h – 6 h). Sa valeur est de 57,0 pour 2022 soit 13,6 points de plus qu’en 2021. Ceci s’explique par une augmentation de 53 % du trafic sur cette période par rapport à 2021 (+19 864 mouvements), avec une hausse de 57,2 % des atterrissages (+11 070 mouvements) et de 47,8 % des décollages (+8 794 mouvements).