Eolien en mer

Le Lundi 19 juin 2023

L’énergie éolienne transforme l’énergie mécanique du vent en énergie électrique. Une éolienne en mer, posée sur le fond de la mer ou flottante, bénéficie de vents plus fréquents, plus forts et plus réguliers qu’à terre. L’éolien représente le plus fort potentiel de développement d’énergie en milieu marin dans la décennie à venir. La France bénéficie du 2ème gisement d’éolien en mer en Europe après la Grande-Bretagne. L’Europe est le premier marché de l’éolien en mer au monde.

Plus d’informations sur l'éolien en mer en France :

Objectifs français et communautaires pour le développement de la filière éolien en mer

Objectifs français de développement de la filière éolien en mer

La poursuite du développement de l’éolien en mer doit contribuer à l’atteinte de l’objectif de 40 % d’électricité renouvelable à l’horizon 2030, fixé par la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en 2015. La loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat, dite loi énergie-climat, a actualisé ces objectifs de la politique de l’énergie, dont notamment celui d’atteindre 33 % de la consommation énergétique d’origine renouvelable toutes énergies confondues en 2030. Pour la seule production d’électricité, cette part est fixée à « au moins » 40 %. L’éolien en mer doit y participer directement.

Révisée tous les cinq ans, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) fixe la trajectoire énergétique de la France, dans le but d’atteindre les objectifs définis par la loi de transition énergétique. Le projet de PPE pour la période 2019-2023 fixe notamment les puissances et les localisations des projets éoliens en mer à développer. 

L’objectif est d’atteindre une capacité installée d’éolien en mer, posé et flottant, de 2,4 GW en 2023 et environ 5 GW en 2028.

Objectifs communautaires en matière d’ENR

La feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050, adoptée en 2011, fixe l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Europe de 80 à 95 % par rapport à 1990, d’ici 2050. Pour ce faire, la feuille de route insiste sur la nécessité d’accroitre la part des énergies renouvelables, dont l’éolien en mer, dans la production énergétique européenne.
Le cadre pour le climat et l’énergie à l’horizon 2030, adopté par la Commission européenne en 2014, fixe trois grands objectifs pour 2030 :

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport au niveau de 1990 ;
  • porter la part des énergies renouvelables à au moins 27 % ;
  • améliorer l’efficacité énergétique d’au moins 27 %.

La feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l’horizon 2050, adoptée par la Commission européenne en novembre 2018, fixe l’objectif la neutralité climatique de l’Europe à l’horizon 2050. Cette feuille de route élève la décarbonation totale de l’approvisionnement énergétique européen au rang de priorité. Elle vise également à moderniser l’industrie européenne, pour la rendre compatible avec une économie respectueuse de l’environnement.

La Commission européenne a publié le 19 novembre 2020 sa stratégie de développement des énergies marines renouvelables. En 2020, la capacité installée d'éolien en mer est estimée dans l'UE-27 à 12 GW. La Commission européenne considère possible d’atteindre une capacité de 300 GW d’éolien en mer en 2050 (avec une première étape de 60 GW en 2030). Cela implique un changement d’échelle massif, à un rythme inédit pour les énergies renouvelables, le rythme actuel ne permettant d’atteindre que 90 GW en 2050. L’investissement total nécessaire est estimé à 800 milliards d’euros.

 

État des lieux des projets

 

L'image est une carte présentant les différents projets éoliens en mer en France, leur année d'attribution et leur état d'avancement.

Pour plus d’informations sur l’avancement des projets consulter le site dédié : https://www.eoliennesenmer.fr/

La participation du public

Les projets de parcs éoliens en mer font l’objet de procédures de participation du public (débats publics ou concertations avec garants). Cela permet aux citoyens de s'informer et d'exprimer leur avis sur l'intérêt et les conséquences du projet afin d’éclairer la décision de la maîtrise d’ouvrage. Ces procédures sont organisées sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP).

Depuis la loi du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC), les projets d’énergies renouvelables en mer et leur raccordement font l’objet d’une procédure de participation du public organisé avant la désignation du développeur éolien. Cela permet d’associer le public au plus tôt dans la définition des projets, notamment en vue de définir la localisation du parc éolien en mer et de son raccordement.

La loi n°2020-1525 d’accélération et simplification de l’action publique (ASAP) de 2020 prévoit la possibilité que les débats publics portent sur le développement de plusieurs projets éoliens en mer sur une même façade maritime, sur plusieurs années.

Avec la loi d'accélération de la production d'énergies renouvelables (APER) de 2023 il sera désormais possible de mutualiser les débats publics sur le développement de l'éolien en mer et sur les documents stratégiques de façade (DSF), documents de référence sur la planification maritime. Cette disposition permettra d'améliorer la cohérence la planification maritime et de donner une visibilité pluriannuelle du développement de l'éolien en mer.

 

Pour plus d’information sur les procédures de participations du public, consultez le site https://www.eoliennesenmer.fr/ et le site de la CNDP.

Ces contenus peuvent aussi vous intéresser

Revenir en haut de la page