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Publié le 23 avril 2026

Mis à jour le 24 avril 2026

Temps de lecture : 5 minutes

PFAS : s'informer pour réduire son exposition

  • Mieux protéger notre santé

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Le plan interministériel sur les PFAS prévoit la mise à disposition d'un outil de sensibilisation et d’information, proposant des gestes de prévention pour limiter les expositions aux PFAS et aux produits chimiques en général. A ce titre, un document a été élaboré par la Direction générale de la santé en lien avec les autres ministères impliqués dans le plan national.

PFAS : Comprendre pour mieux agir

Cette brochure numérique vise à sensibiliser les citoyens sur les PFAS en fournissant des informations claires et consolidées sur l'état des connaissances. Elle propose également des gestes de prévention pour limiter les expositions à ces substances et aux produits chimiques en général. Cet outil a été construit avec l'appui des agences sanitaires, d'experts sur les PFAS et de professionnels de santé.

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Les bons réflexes pour se protéger des PFAS

A l’échelle individuelle, certaines pratiques peuvent permettre de limiter son exposition aux PFAS et aux substances chimiques de façon générale, et donc les risques associés.

Alimentation

  • Varier son alimentation, voir notamment les conseils sur le site Manger Bouger. 
    Consommer des produits non transformés, en particulier des fruits et légumes de saison et, si possible, issus de l’agriculture biologique en les lavant et les épluchant ;
  • Privilégier la cuisine faite maison ;
  • Pour cuisiner, utiliser des matériaux aptes au contact alimentaire en privilégiant le verre, l’inox, la fonte, le bois non traité (éviter les poêles antiadhésives, les bouilloires et les contenants en plastique, surtout si ces ustensiles sont usés) ;
  • Eviter de réchauffer, par ex. au micro-ondes, les aliments dans des récipients ou des emballages en plastique ;
  • Eviter d’utiliser ou de réutiliser les emballages alimentaires imperméables ou résistants aux graisses (emballages de fast-food, pizzas, plats préparés, vaisselle jetable…).

Consommation et utilisation d’eau

  •  La qualité de l’eau du robinet est contrôlée régulièrement, les teneurs en PFAS doivent être conformes à la réglementation. Il est possible de se renseigner auprès de sa mairie, de l’Agence régionale de santé ou sur le site Qualité de l’eau potable qui informe sur la qualité de l’eau dans chaque commune ;
  • La qualité de l’eau du robinet étant déjà contrôlée en amont, les solutions de filtration individuelles ne sont pas nécessaires ;
  • Ne pas utiliser l’eau de puits privés non contrôlée pour les usages alimentaires ou liés à l’hygiène corporelle.

Air intérieur et produits ménagers ou de bricolage

  • Aérer quotidiennement son logement : ouvrir en grand les fenêtres au moins 10 minutes dans chaque pièce, au moins une fois par jour, été comme hiver ;
  • Évacuer les poussières : privilégier un aspirateur avec filtre HEPA et/ou nettoyer régulièrement les surfaces et les sols avec un chiffon humide ;
  • Limiter l’usage des sprays imperméabilisants et traitements anti-tâches ;
  • Privilégier les produits d’entretien simples (savon noir, vinaigre…) ou disposant d’un label environnemental, se renseigner sur la composition des produits ;

Textiles et emballages

  • Les vêtements, en particulier « techniques » (étanches, déperlants, anti-tâches ou anti-transpirants par exemple) peuvent intégrer des PFAS. Il est conseillé de les laver avant de les porter, de privilégier l’achat de vêtements en fibres naturelles, en seconde-main et/ou d’opter pour des marques n’utilisant pas de PFAS ;
    Néanmoins, depuis le 1er janvier 2026, la loi française dispose que les PFAS sont interdits dans les vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants (excepté les vêtements et chaussures de protection, comme ceux des militaires ou des pompiers) en France. Un délai d’écoulement des stocks de 12 mois est prévu par la loi. 
    Cette interdiction sera étendue au 1er janvier 2030 à tous les textiles (sauf exceptions, comme les textiles techniques à usage industriel, qui sont listés par décret).

Hygiène et cosmétiques

  • Privilégier des produits cosmétiques et d’hygiène à la composition simple et si possible labellisés « bio » ;
  • Limiter les produits « waterproof » (résistants à l’eau) ou « longue tenue » ;
  • Vérifier la composition des produits et s’assurer qu’ils ne contiennent pas de « PTFE » ou de substances contenant le terme « fluoro » dans leur dénomination, même si ce dernier critère ne permet pas d’identifier tous les PFAS.
    Note : le fluor contenu dans le dentifrice ne fait pas partie des PFAS et contribue à renforcer l’émail dentaire. 
    A noter que depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les produits cosmétiques en France. Un délai d’écoulement des stocks de 12 mois est prévu par la loi.

Au travail

  • Dans les secteurs pouvant donner lieu à un exposition aux PFAS, s’assurer qu’elle est prise en compte par l’employeur dans l’évaluation des risques professionnels et appliquer les mesures de prévention définies par l’employeur.

De manière générale :

  • Choisir des produits sans PFAS, ou opter pour des alternatives naturelles, lorsque cela est possible.
  • Les applications mobiles de scan des produits peuvent être utiles et certains sites répertorient les marques ayant pris l’engagement de ne plus utiliser de PFAS dans leurs produits.
  • Concernant les produits achetés en ligne, pour s’assurer de leur conformité à la réglementation européenne, vérifier que l’adresse du responsable légal du produit situé dans l’Union Européenne figure bien sur la page de vente ou sur la photo du produit.

Y-a-t-il des recommandations spécifiques pour les femmes enceintes ou allaitantes et les nourrissons ?

Les PFAS peuvent traverser le placenta et se retrouver dans le lait maternel. De plus, les femmes enceintes ou allaitantes et les nourrissons constituent une population plus sensible à l’exposition aux substances chimiques. Par précaution, il est recommandé de réduire leur exposition en appliquant tout particulièrement les conseils généraux détaillés précédemment. D’autres recommandations sont disponibles dans la section « Les substances chimiques du quotidien » sur le site 1000-premiers-jours.fr. Concernant l’allaitement, du fait de ses nombreux bénéfices, le lait maternel reste l’alimentation à privilégier pour les nourrissons, même lorsque des traces de contaminants chimiques y sont détectées.