Le « slow tourisme », de quoi parle-t-on ?

Le Jeudi 2 juin 2022


Crédits : Arnaud Bouissou / Terra

Découvrez le « slow tourisme », un tourisme alternatif pour un voyage plus respectueux de l’environnement.

Pratiquer le slow tourisme, c’est choisir de voyager en prenant son temps, en redécouvrant la diversité des paysages mais aussi son patrimoine local, historique, culturel et gastronomique.

Prendre son temps, c’est aussi se déplacer autrement. Le slow tourisme, c’est possible à vélo, à pied, en transport fluvial ou encore en train.

Le slow tourisme promeut la déconnexion, la redécouverte de territoires de proximité, la rencontre et le partage avec les populations locales. La pratique incite à des voyages plus écologiques, à faible émissions de CO², qui respectent le patrimoine et la biodiversité

Décryptage de 4 idées reçues sur le « slow tourisme »

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Voyager en prenant son temps, sans aller très loin et en respectant l'environnement...c'est le principe du slow tourisme.

On décrypte 4 idées reçues sur cette façon de voyager :

« On ne peut pas être dépaysé tout près de chez soi »

En France, la diversité des paysages et du patrimoine historique, culturel et gastronomique offrent de belles opportunités touristiques sur tout le territoire.

Jérôme Zindy, vélo reporter :
Moi, j'ai fait un voyage autour de chez moi, ça s'appelle 100 km autour d'Avignon. J'avais l'habitude s'appelle 100 km autour d'Avignon. J'avais l'habitude des longs voyages à l'étranger, j'ai voulu arrêter tout ça pour voyager différemment, avec le moins d'impact possible. Finalement, 100 km autour d'Avignon, ça a été un des plus beaux voyages de ma vie, alors que parfois je dormais juste à 80 km de chez moi.

« C'est réservé aux sportifs »

Le slow tourisme se base sur des déplacements doux et peu polluants comme la marche, la randonnée pédestre, équestre, ou encore le vélo,accessible à tous.

Jérôme Zindy :
On peut vraiment faire du vélo facilement. Il y a des petits parcours, on peut faire des petites étapes aussi, on n'est pas obligé de se lancer tout de suite dans des grands voyage. Il y a aussi le vélo électrique qui révolutionne vraiment la façon de faire du vélo et grâce aux vélos électriques, on peut faire des voyages à vélo au long cours, on enlève ce problème du dénivelé et on garde le plaisir du vélo.

« Ça nécessite d'être bien équipé »

Pour faire du cyclotourisme, certains équipements sont recommandés pour votre sécurité, comme un casque et des vêtements de couleur claire.

Bruno Lacour, Accompagnateur en montagne et moniteur de vélo :
Si vous partez un petit peu plus loin que le tour du quartier et bien c'est quand même bien d'avoir au minimum une chambre à air, une pompe, des démontes pneu et puis de savoir un petit peu réparer une crevaison.

Mais pas besoin de se ruiner pour voyager à vélo !

Jérôme Zindy :
Il faut très peu d'équipements et de moyens pour faire du vélo. Moi je croise des voyageurs à vélo qui sont partis avec un vélo qu'ils ont acheté à 50 € sur les annonces et ils se sont bricolés des sacoches avec des bidons. Après on peut aussi prendre le train, arriver dans une région et louer des vélos sur place et partir à l'aventure.

« C'est impossible à pratiquer en famille »

Jérôme Zindy :
C'est clair que ça demande une logistique un peu différente, mais c'est clairement possible. Moi je croise plein de familles qui voyagent à vélo. Et puis surtout on adapte le voyage aussi au rythme des enfants. On n'est pas obligé de faire du vélo tous les jours, on peut s'arrêter dans de beaux endroits, on peut varier les activités, on peut s'arrêter dans un camping où il y a une piscine et puis on peut aussi partir avec des vélos qui sont adaptés pour par exemple, avoir des petits enfants sur le vélo et pas les laisser se balader tout seuls, garder quand même le contrôle pour faire en sorte qu'ils soient en sécurité, donc tout est possible.

Vous hésitez encore ?

Jérôme Zindy :
Je conseille à tout le monde d'essayer. C'est la liberté, c'est la reconnexion à la nature, c'est prendre le temps, c'est profiter, partager, rencontrer donc allez-y à fond.

Le cyclotourisme

Pour pratiquer le cyclotourisme, il existe de nombreuses voies aménagées qui épousent le paysage et permettent de découvrir ou redécouvrir des territoires.

  • Les véloroutes

Les véloroutes sont des itinéraires sécurisés et adaptés à une pratique loisir ou touristique du vélo. Il existe des véloroutes nationales, régionales, parfois départementales. Elles empruntent souvent des voies vertes qui sont réservées à tous les déplacements non motorisés : vélos, piétons, rollers, par exemple.

Elles peuvent être aménagées sur les chemins de halage des canaux et rivières, d’anciennes voies ferrées désaffectées ou des routes forestières. Des véloroutes terroirs dédiées à la découverte de la gastronomie et des monuments se développent également sur tout le territoire.

  • Traverser l’Europe à vélo

Il existe 17 itinéraires Eurovélo, 91 500 km, dont 45 000 km sont mis en service. 10 EuroVélos traversent la France dont 93% sont réalisés.

42 pays sont traversés par les itinéraires EuroVélo.


Crédits : www.eurovelo.com, 2021

Le tourisme fluvial

Le tourisme fluvial désigne les activités touristiques à proximité de fleuves, rivières ou voies d’eau. En France, 8500 km de voies navigables sont mis à disposition par Voies navigables de France (VNF).

À travers un séjour sur un péniche-hôtel, une promenade en bateau, à pied ou à vélo aux abords des canaux, il s’agit de redécouvrir le territoire au fil des fleuves.

L’Etat s’engage en faveur du slow tourisme

L’appel à projet visant à encourager un tourisme plus durable et de proximité doté de 4,7 millions d’euros a permis d’accompagner 73 projets sur le territoire, dont 62 en France métropolitaine et 11 dans les Outre-mer.

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