L’environnement sonore sur la plateforme de Paris-CDG

Le Jeudi 19 novembre 2020
La dernière valeur de l’IGMP, calculée à partir du bruit mesuré en 2019 sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, révèle une légère hausse du bruit liée à l’augmentation du trafic exprimé en nombre de mouvements. Cette hausse reste modérée, notamment grâce à deux facteurs réducteurs : la modernisation des flottes d’avions et l’évolution de la répartition des mouvements selon les périodes jour/soirée/nuit.

L’indicateur global mesuré pondéré (IGMP)

Instauré par l’arrêté du 28 janvier 2003, l’indicateur global mesuré pondéré (IGMP) a été mis en place afin de mieux évaluer l’environnement sonore sur la plateforme de Paris-Charles de Gaulle.

L’IGMP est calculé à partir des mesures de bruit en temps réel effectuées par un réseau de huit stations placées dans les axes des quatre pistes de l’aéroport. Il détermine l’énergie sonore totale mesurée durant une année pour les décollages et pour les atterrissages, rapportée à l’énergie calculée pour l’année de référence (la moyenne des années 1999 à 2001 correspond à une valeur de 100).

Cet indicateur est évalué, à partir de mesures de bruit, de façon identique chaque année afin de suivre l’évolution de l’énergie sonore par rapport au niveau de référence ainsi fixé. Il prend en compte la majoration de la gêne en soirée entre 18 h et 22h (+ 5 dB soit un coefficient de 3) et la nuit entre 22 h et 6 h (+ 10 dB soit un coefficient de 10).

 

C’est le seul indicateur réglementaire, basé sur le bruit mesuré, qui permet en outre de disposer d’une série statistique depuis maintenant plus de 10 ans.

Sur les dernières années, la valeur de l’indicateur est en baisse constante. Celle-ci s’établissait comme suit :

  • 76,9 en 2013
  • 75,5 en 2014
  • 71,6 en 2015
  • 67,6 en 2016
  • 67,0 en 2017
  • 66,3 en 2018
  • 66,7 en 2019

 

Pour l’année 2019, la valeur de l’indicateur est en légère hausse.

La valeur de l’IGMP 2019 est de 66,7. L’indicateur augmente légèrement par rapport à l’année 2018 (+0,4 point). Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation du trafic aérien de 3,4% pour l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.

Cette hausse reste modérée, notamment grâce à deux facteurs réducteurs :

  • la modernisation des flottes d’avions par les compagnies aériennes,
  • la variation de la répartition des mouvements selon les périodes jour/soirée/nuit.

Cette hausse, qui intervient pour la première fois depuis 2009, doit être mise en perspective avec le fait que l’année 2009, comme celle de 2011, sont les années durant lesquelles le nombre de mouvements était aussi élevé qu’en 2019 (supérieur à 500 000 mouvements). Or, le niveau de l’IGMP s’élevait à 85,6 en 2009 et 81,4 en 2011. Cette réduction importante de l’IGMP en 10 ans témoigne de l’effort déployé durant la dernière décennie pour la maîtrise des nuisances sonores autour de la plateforme, et notamment de la modernisation des flottes.

L’indicateur spécifique de la période « nuit » est en baisse par rapport à 2018, avec une valeur de 69,6 (-1,0 point), ce qui atteste des efforts volontaires effectués par les compagnies dans le cadre du comité de suivi des vols de nuit. Cet effort se confirme sur la période de « cœur de nuit » (00h-5h), durant lequel on constate à la fois une baisse du nombre de mouvements (-6,6% entre l’année 2018 et l’année 2019) et une baisse, plus importante encore, de l’énergie pondérée (baisse de 12,1% par rapport à 2018). La baisse de l’énergie pondérée en cœur de nuit est davantage marquée pour les atterrissages (-15,4%) que pour les décollages (-3,4%).