L’environnement sonore sur la plateforme de Paris-CDG

Le Lundi 28 mars 2022

La dernière valeur de l’IGMP, calculée à partir du bruit mesuré en 2020 sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, est en baisse significative par rapport à 2019 (-33,8 points), en raison de la chute du trafic aérien due à la crise sanitaire. L’impact de la crise sur l’indicateur est cependant légèrement atténué par le fait que le trafic de nuit a été moins touché que le trafic de jour et de soirée

L’indicateur global mesuré pondéré (IGMP)

Instauré par l’arrêté du 28 janvier 2003, l’indicateur global mesuré pondéré (IGMP) a été mis en place afin de mieux évaluer l’environnement sonore sur la plateforme de Paris-Charles de Gaulle.

L’IGMP est calculé à partir des mesures de bruit en temps réel effectuées par un réseau de huit stations placées dans les axes des quatre pistes de l’aéroport. Il détermine l’énergie sonore totale mesurée durant une année pour les décollages et pour les atterrissages, rapportée à l’énergie calculée pour l’année de référence (la moyenne des années 1999 à 2001 correspond à une valeur de 100).

Cet indicateur est évalué, à partir de mesures de bruit, de façon identique chaque année afin de suivre l’évolution de l’énergie sonore par rapport au niveau de référence ainsi fixé. Il prend en compte la majoration de la gêne en soirée entre 18 h et 22h (+ 5 dB soit un coefficient de 3) et la nuit entre 22 h et 6 h (+ 10 dB soit un coefficient de 10).

 

C’est le seul indicateur réglementaire, basé sur le bruit mesuré, qui permet en outre de disposer d’une série statistique depuis maintenant plus de 10 ans.

Sur les dernières années, la valeur de l’indicateur est en baisse quasi constante (exception en 2019 avec une très légère hausse par rapport à 2018).

  • 75,5 en 2014
  • 71,6 en 2015
  • 67,6 en 2016
  • 67,0 en 2017
  • 66,3 en 2018
  • 66,7 en 2019
  • 32,9 en 2020

 

Pour l’année 2020, la valeur de l’indicateur est en très forte baisse.

La valeur de l’IGMP 2020 est de 32,9. L’indicateur baisse ainsi de 33,8 points en une année, soit près de la moitié de sa valeur de 2019. La diminution de cet indicateur, qui atteint ainsi son niveau le plus bas depuis sa mise en place, est directement liée aux conséquences de la crise sanitaire sur le trafic aérien, qui accuse une baisse de 56% entre 2019 et 2020.

L’évolution de la répartition des mouvements selon la période de la journée freine cependant légèrement la baisse de l’indicateur du fait de la part plus importante du nombre de mouvements de nuit. Par rapport aux valeurs de 2019, la baisse de l’énergie sonore totale pondérée est plus marquée sur les périodes jour (-58%) et soirée (-54%), que sur la période nuit (-44%). Cette différence s’explique notamment par une diminution plus modérée du trafic sur la période nuit (-48%) par rapport au trafic sur les périodes jour (-57%) et soirée (-59%), en raison notamment de l’impact moindre de la crise sur le trafic de fret. L’indicateur spécifique de la période « nuit » (22h-6h) a une valeur de 38,7, baissant de 30,9 points par rapport à 2019 et l’indicateur spécifique « cœur de nuit » (0h15-5h15) affiche également une baisse de l’énergie sonore pondérée (-25%), néanmoins moins marquée que la baisse du trafic (-28%).

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