L'autoroute électrique

Le Mercredi 3 novembre 2021

La France a pour objectif la neutralité carbone à horizon 2050 afin de contenir l’ampleur du réchauffement climatique à 1,5 °C. Pour les transports, cet objectif se traduit par une décarbonation complète des transports terrestres à cet horizon. Le règlement européen 2019/1242 impose aux constructeurs de camions une réduction des émissions de CO2 des poids lourds neufs vendus en 2030 de 30 % par rapport à 2020 sous peine de pénalités substantielles.

Le potentiel de l'autoroute électrique (Electric Road System ou ERS)

L’électrification des véhicules légers routiers, voitures particulières  et véhicules utilitaires légers, est la principale voie envisagée de décarbonation et elle est largement engagée depuis 2020 à la suite d’un règlement européen équivalent adopté dès 2009 et rendu plus sévère par le « dieselgate » de fin 2015.

Pour les poids lourds, les principales solutions envisageables de décarbonation sont le biogaz, le biodiesel, l’électrique à batterie, l’électrique à batterie et réservoir d’hydrogène ou bien l’électrique à batterie et alimentation en roulant (autoroute électrique ou Electric Road System, ERS), qui est testé en Allemagne et en Suède et permet de limiter l’emport de batterie.

Trois technologies d’ERS existent : par caténaires, par conduction par rail, par induction.

Conclusions des groupes de travail

Trois groupes de travail rassemblant l’ensemble de l’écosystème (transporteurs, constructeurs, gestionnaires routiers, énergéticiens, fabricants de solutions...) ont exploré le potentiel de l’ERS et rendu leurs conclusions au ministre des Transports, lors du Comité ministériel de développement et d’innovation dans les transports du 20 octobre 2021.

  • GT1 : Enjeux et stratégie, présidé par Patrick Pélata, ancien DG délégué de Renault,
  • GT2 : Solutions techniques, potentialités et verrous, présidé par Stéphane Levesque, directeur de l'URF,
  • GT3 : Expérimenter en vraie grandeur, présidé par Marc Gohlke, directeur du pôle Cara