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Publié le 21 août 2024

Mis à jour le 22 juin 2026

Temps de lecture : 6 minutes

À l’intérieur comme à l’extérieur, adoptons les bons gestes pour la qualité de l’air

  • Mieux protéger notre santé

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Illustration
Christophe Cazeau / Terra

La qualité de l’air, extérieure comme intérieure, est un enjeu majeur pour la santé et pour l’environnement. Des gestes simples, à adopter au quotidien, permettent de mieux respirer et limiter son exposition aux polluants.

Agir au quotidien pour une meilleure qualité de l’air

La pollution de l’air, principalement due aux activités humaines, provoque des effets néfastes sur la santé et sur l’environnement.

Améliorer la qualité de l’air est l’affaire de tous. En adoptant des gestes simples au quotidien, chacun peut contribuer à réduire les émissions de polluants et à mieux se protéger.

40 000

décès prématurés par an sont imputés à la pollution de l’air, aux particules fines en France, selon Santé publique France (2021).

Les gestes à adopter pour une meilleure qualité de l’air extérieur

S’informer sur la qualité de l’air près de chez soi

Avant de se déplacer ou d’organiser une activité en extérieur, notamment en cas de conditions météorologiques exceptionnelles, il peut être utile de consulter la qualité de l’air de son lieu de résidence. Les données publiées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air permettent de connaître la situation locale et d’adapter ses déplacements si besoin.

Il est également important de se renseigner sur les règles spécifiques applicables notamment en cas de circulation différenciée ou de restrictions temporaires. Enfin, les agences régionales de santé peuvent apporter des conseils utiles pour limiter les effets de la pollution sur la santé.

Le saviez-vous ?

L’indice Atmo est un indicateur journalier de la qualité de l’air calculé à partir des concentrations dans l’air de polluants réglementés tels que le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, l’ozone et les particules fines. Il se décline en six niveaux pour informer les citoyens : bon, moyen, dégradé, mauvais, très mauvais et extrêmement mauvais.

Se déplacer à pied, à vélo, en transports en commun, avec un véhicule électrique

Les déplacements en voiture contribuent fortement aux émissions de polluants. Pour les limiter, il est préférable, lorsque c’est possible, de privilégier la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage.

Le saviez-vous ?

Contrairement aux idées reçues, se déplacer à vélo vous expose moins à la pollution urbaine qu’en voiture (source : AirParif).

S’adapter en cas de pic de pollution

Lors des épisodes de pollution, il est recommandé de limiter l’usage de la voiture et de privilégier, autant que possible, les mobilités douces, les transports en commun et le covoiturage.

  • Limiter les déplacements en voiture.
  • Privilégier le covoiturage, les transports en commun et les mobilités douces.
  • Respecter les restrictions temporaires : circulation différenciée, limitations de vitesse, contournement poids lourds, etc.

Se chauffer avec des appareils performants et entretenus

Le chauffage est une autre source importante de pollution de l’air extérieur. Pour limiter son impact, il est conseillé de choisir un appareil performant et peu émetteur.

  • Choisir un appareil performant et écologique (chaudière à condensation, label Flamme verte...). Des aides existent pour remplacer les appareils de chauffage ancien comme le Fonds Air Bois ou MaPrimeRénov’.
  • Faire entretenir régulièrement votre appareil de chauffage.
  • Utiliser un combustible de qualité : bois sec et non traité.

Travaux : bien choisir ses matériaux

Les produits utilisés pour les travaux ou l’entretien de votre habitation peuvent aussi contribuer à la pollution de l’air. Il est donc préférable de choisir des peintures, vernis, colles et matériaux faiblement émissifs.

Ne jamais brûler ses déchets verts

Les déchets verts ne doivent jamais être brûlés à l’air libre ni dans un incinérateur de jardin. Ce geste est interdit et expose à une amende.

  • Réduire ou réutiliser vos déchets verts, par le biais du compostage, du paillage ou du broyage.
  • Apporter ses déchets verts en déchèterie ou profiter de la collecte sélective si votre commune la propose.

Les gestes à adopter pour une meilleure qualité de l’air intérieur

Nous passons environ 80 % de notre temps dans des espaces fermés. L’air que nous y respirons est en moyenne 4 à 5 fois plus pollué que l’air extérieur.

Limiter les substances chimiques chez soi

Certains produits du quotidien peuvent dégrader la qualité de l’air intérieur : solvants, produits ménagers agressifs, désodorisants, parfums d’intérieur, encens, bougies parfumées, cosmétiques ou tabac.

  • Utiliser des solutions ménagères simples et moins polluantes : nettoyage à l’eau claire, savon naturel, vinaigre blanc, bicarbonate de soude, écoproduits sans huiles essentielles.
  • Privilégier les produits d’entretien avec un écolabel.

Aérer quotidiennement son logement

Aérer son logement est un geste essentiel. Il est recommandé d’ouvrir en grand les fenêtres de chaque pièce au moins 10 minutes par jour, de préférence le matin et le soir y compris en hiver.

  • Aérer son logement au moins 10 minutes par jour, le matin et le soir.
  • Aérer davantage lors d’activités telles que le ménage, le bricolage et la cuisine.

Privilégier les objets et meubles anciens ou d’occasion

Les meubles neufs et certains matériaux peuvent libérer des polluants dans l’air intérieur. Quand c’est possible, mieux vaut privilégier des meubles anciens ou d’occasion, souvent moins émissifs.

  • Préférer les meubles anciens ou de seconde main, qui émettent moins de polluants que les meubles neufs.
  • Laisser vos meubles neufs s’aérer avant leur installation.
  • Se référer aux écolabels lors de vos achats.

Assurer le bon fonctionnement de son système de ventilation

Un logement bien ventilé renouvelle l’air en continu et limite l’accumulation de polluants. Cette ventilation peut être naturelle, grâce aux bouches et grilles d’aération, ou mécanique, grâce à une VMC.

  • Maintenir une bonne ventilation du logement afin de renouveler l’air de manière continue, qu’elle soit naturelle ou mécanique.
  • Entretenir régulièrement les équipements.
  • Vérifier régulièrement que le système de chauffage fonctionne correctement, en particulier quand il s'agit de chauffage à combustion (gaz, bois, charbon), pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone.
Journée nationale de la qualité de l’air

Depuis 2015, le ministère de la Transition écologique organise, chaque année en octobre, la Journée nationale de la qualité de l’air. Ce rendez-vous a pour objectifs de sensibiliser les citoyens à l’importance de la qualité de l’air et à valoriser les bonnes pratiques qui contribuent à son amélioration.

En savoir plus sur l'événement

Les collectivités territoriales garantes de la qualité de l’air

Les communes et les intercommunalités sont en première ligne pour garantir à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, par la mise en place d’actions ambitieuses et concrètes.

Quel rôle pour les collectivités dans la qualité l’air ?

Les communes et les intercommunalités ont la compétence pour agir en matière de mobilité et d’aménagement du territoire, d’urbanisme et d’orientations de leurs dotations budgétaires.

Mieux respirer c'est ça l'idée ! Quel rôle pour les collectivités ?

Dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants dépassant de manière régulière les valeurs de qualité de l’air recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, les collectivités doivent mettre en place une zone à faibles émissions. Les ZFE sont des outils pour améliorer la qualité de l’air et ainsi protéger la santé de tous dans les zones concernées.

Il existe 25 zones à faibles émissions en France métropolitaine. 

© DICOM

Carte du déploiement des zones à faibles émissions (ZFE)

Source institutionnelle

République française - Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.

Titre principal

Déploiement des zones à faibles émissions (ZFE)

Description générale

L’infographie représente une carte de la France métropolitaine sur laquelle sont localisées les zones à faibles émissions (ZFE) existantes ou en projet.
Chaque zone est signalée par un symbole de couleur ou de forme, accompagné du nom de la ville ou de l’agglomération concernée.

Légende des symboles

  • Point bleu foncé : ZFE existante au 1er janvier 2025.
  • Point jaune : ZFE à créer.
  • Triangle bleu foncé : dépassement régulier des normes de qualité de l’air constaté entre 2019 et 2024. Un calendrier minimal de restrictions de circulation automobile est imposé par la loi.
  • Cercle vide : teneur en polluants régulièrement supérieure aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, mais pas de dépassement régulier constaté des normes de qualité de l’air (2019–2024).

Villes et agglomérations concernées (par région)

Nord et Hauts-de-France

  • Lille : point bleu foncé.
  • Valenciennes : point jaune.
  • Béthune : point jaune.
  • Rouen : point bleu foncé.
  • Reims : point bleu foncé.
  • Metz : point jaune.

Île-de-France

  • Paris – Métropole du Grand Paris : triangle bleu foncé.

Grand Est

  • Strasbourg : point bleu foncé.
  • Nancy : point bleu foncé.
  • Mulhouse : point jaune.

Normandie

  • Le Havre : point bleu foncé.
  • Caen : point bleu foncé.

Bretagne

  • Brest : point jaune.
  • Rennes : point bleu foncé.

Pays de la Loire

  • Nantes : point bleu foncé.
  • Angers : point bleu foncé.

Centre-Val de Loire

  • Tours : point jaune.
  • Orléans : point jaune.

Nouvelle-Aquitaine

  • Limoges : point jaune.
  • Bordeaux : point bleu foncé.
  • Bayonne : point jaune.
  • Pau : point bleu foncé.

Occitanie

  • Toulouse : point bleu foncé.
  • Perpignan : point jaune.
  • Montpellier : point bleu foncé.
  • Nîmes : point bleu foncé.

Bourgogne-France-Comté 

  • Dijon : point bleu foncé.

Auvergne-Rhône-Alpes

  • Clermont-Ferrand : point bleu foncé.
  • Lyon : triangle bleu foncé.
  • Saint-Étienne : point bleu foncé.
  • Grenoble : point bleu foncé.
  • Chambéry : point bleu foncé.
  • Annecy : point jaune.
  • Annemasse : point bleu foncé.

Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Avignon : point jaune.
  • Aix-Marseille : point bleu foncé.
  • Toulon : point jaune.
  • Nice : point bleu foncé.

Description visuelle complémentaire

  • La carte inclut la Corse, sans symbole ZFE visible.
  • L’objectif est de montrer la répartition géographique nationale des ZFE et leur statut (existantes ou à créer).

Le principe des ZFE est de limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans un périmètre défini. Pour circuler dans cette zone, une vignette Crit’Air doit être apposée sur le pare-brise de chaque véhicule. Cette vignette distingue les véhicules en fonction de leurs émissions de polluants atmosphériques. Les véhicules les plus polluants ne peuvent pas obtenir de vignette et leur circulation en ZFE (qui peut faire l’objet d’autorisations temporaires proposées par la collectivité territoriale) est donc limitée. C’est un moyen efficace d’améliorer la qualité de l’air et d’offrir une meilleure santé à tous les habitants.

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