Publié le 20 mars 2026

Économies d’énergie : le vrai du faux pour avoir les bons réflexes

Faire des économies d’énergie, c’est un moyen simple d’agir au quotidien et en toute saison pour réduire sa facture et limiter la consommation de ses appareils. On décrypte pour vous le vrai du faux sur les pratiques qui sont vraiment efficaces.

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Economies d'énergie : le vrai du faux

Temps de lecture : 4 minutes

« Éteindre et rallumer un appareil consomme plus que le laisser en veille. »

Faux

Selon l’ADEME, la veille représente environ 10% de la consommation électrique annuelle d’un foyer. Un téléviseur ou une box internet en veille consomme 1 à 10 watts en continu, soit jusqu’à 80 kWh par an pour une seule box (l’équivalent d’un petit réfrigérateur !).

Éteindre complètement les appareils ne provoque aucun surcoût à l’allumage : la consommation est négligeable comparée aux heures passées en veille.

Le geste qui compte

  • Couper les appareils au lieu de les laisser en veille peut réduire la facture électrique.
  • Une multiprise à interrupteur facilite le geste au quotidien.
     

« Il faut couper le chauffage pour économiser beaucoup. »

Faux

On a tendance à penser qu’arrêter totalement le chauffage quand on est absent ou pendant la nuit serait la plus grosse source d’économie.

Baisser la température d’un chauffage est bien plus efficace que l’éteindre complètement, car il faut ensuite réchauffer toute la maison, ce qui consomme souvent plus d’énergie. 

Régler le chauffage autour de 19 °C en journée lorsque la pièce est occupée est une recommandation qui concilie confort et économies, de même qu’une température de 17°C la nuit est recommandée dans les chambres. En cas d’absence prolongée, la température recommandée est autour de 12°C.

Le geste qui compte

Installez un thermostat programmable pour adapter automatiquement la température selon vos horaires, et individualiser le chauffage des pièces en fonction de votre présence, vous pourrez ainsi réduire de 7% votre consommation.

« C'est uniquement dans son logement que l'on peut faire des économies d’énergie. »

Faux

Il est possible de réaliser des économies d'énergie dans d’autres situations du quotidien, hors de chez soi : 

  • rouler à 110 km/h sur autoroute permet d’économiser entre 3,5 et 4,5 litres de carburant, selon la motorisation et le type de véhicule, et cela ne rallonge que de quelques minutes le trajet (18 minutes sur un trajet Lyon-Paris) ;
  • conduire de manière souple permet également d’économiser jusqu’à 20% de carburant par rapport à une conduite agressive en ville.
  • entretenir son véhicule correctement (pneus bien gonflés, pas d'accessoires inutilisés, climatisation modérée...) et couper le moteur à chaque arrêt de plus de 10 secondes ;
  • avoir recours au covoiturage permet de diviser les frais de carburant entre les occupants. En réduisant le nombre de voitures sur les routes, le covoiturage réduit aussi les émissions de CO2 et de polluants et donc les impacts sur la qualité de l’air ;
  • privilégier les mobilités actives sur les courtes distances (marche, vélo, etc.), qui ont également un impact positif sur la santé.

Le saviez-vous ?

  • En France, la voiture individuelle représente plus de 15% des émissions de gaz à effet de serre.
  • Roulez à vitesse modérée pendant les 5 premiers kilomètres : quand le moteur est froid, la surconsommation en ville peut atteindre 45% sur le premier kilomètre, 25% sur le second.

« Il n'est plus nécessaire de faire des économies d'énergie : la crise énergétique est passée et l'EPR2 de Flamanville est entré en fonctionnement. »

Faux

On l'oublie souvent mais presque 60% de l'énergie finale de la France provient de l'utilisation d'énergies fossiles (charbon, gaz naturel et produits pétroliers), que ce soit directement (57,1 %) ou indirectement, à travers de l'électricité ou de la chaleur (2,5 %). Les énergies fossiles émettent des gaz à effet de serre, aussi bien quand elles sont utilisées que lorsqu'elles sont importées. Limiter sa consommation énergétique, c'est donc agir contre le dérèglement climatique.

Les hydrocarbures étant très majoritairement importés, ils contribuent de manière importante au déficit commercial de la France. Diminuer notre consommation énergétique, c'est aussi diminuer notre dépendance économique à d’autres pays, et contribuer à réduire le déficit commercial de la France.

Qu'appelle-t-on « énergie finale » ?

On appelle « énergie finale » l'énergie qui est livrée chez soi, sous forme de gaz, fioul, bois ou électricité (après transformations par l'homme).

« Les petits gestes quotidiens peuvent faire une grande différence. »

Vrai

On pourrait penser que des gestes isolés ont peu d’impact sur la consommation d’énergie à l’échelle d’un pays. En réalité, c’est en rentrant dans une démarche de sobriété énergétique globale et à différentes échelles (locale, territoriale, mondiale) que nous pourrons atteindre notre objectif : réduire notre consommation d'énergie de 40% d'ici 2050.

Réduire sa consommation énergétique, c’est également agir sur la souveraineté énergétique de la France : cela permet de réduire nos importations d’énergie fossiles, et donc notre dépendance énergétique, qui sont susceptibles d’avoir un impact sur notre économie, tout en ayant une action sur notre déficit commercial.

Un dernier conseil ?

Considérez les économies d’énergie comme un ensemble de bonnes pratiques régulières plutôt qu’une seule action isolée : chaque geste compte dans la durée pour la planète, pour notre économie et nos finances !

Retrouvez tous les bons gestes pour faire des économies d'énergie