Publié le 22 janvier 2026
Signature du contrat d'objectifs et de performance 2026-2030 de l'INERIS
Le jeudi 22 janvier, le ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre s’est rendu à Verneuil-en-Halatte, dans l’Oise, pour visiter le siège de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) et signer le nouveau contrat d’objectifs et de performance (COP) pour la période 2026-2030.
Dans un contexte de transitions écologiques, énergétiques et industrielles accélérées, marqué par l’émergence de nouvelles filières, l’évolution du cadre réglementaire européen et des attentes sociétales croissantes en matière de sécurité et de transparence, l’État réaffirme le rôle stratégique de l’INERIS comme opérateur public de référence dans la maîtrise des risques technologiques.
Fort de plus de 35 ans d’expertise scientifique et technique, l’INERIS accompagne les pouvoirs publics, les industriels et les territoires pour prévenir et gérer les risques industriels et environnementaux. Le COP 2026-2030 fixe ainsi un cap clair autour de trois objectifs prioritaires :
Premier objectif : maîtriser les risques liés à la transition énergétique, à l’approvisionnement en matières premières critiques et au développement de l’économie circulaire.
L’INERIS renforcera notamment son accompagnement des activités émergentes et contribuera à la sécurisation des projets liés à l’exploitation des ressources du sous-sol sur le territoire national.
Deuxième objectif : mieux comprendre et maîtriser les risques à l’échelle d’un site industriel et d’un territoire.
Le contrat prévoit la consolidation de la cellule d’appui aux situations d’urgence, mobilisable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que le renforcement des capacités d’expertise pour la gestion des phases post-accidentelles.
Troisième objectif : caractériser les dangers des substances et leurs impacts sur la santé humaine et la biodiversité.
Le COP encourage le développement de synergies entre santé et environnement, le recours accru aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale et le renforcement des travaux sur les sols, en complément de ceux déjà menés sur l’air et l’eau.
Ces priorités se déclinent en projets stratégiques assortis de jalons et d’indicateurs de performance, permettant un pilotage renforcé de l’action de l’Institut par l’État. Le modèle économique de l’INERIS, fondé sur l’appui aux politiques publiques, la recherche appliquée et les services aux entreprises, est réaffirmé.
Le contrat s’accompagne d’un plan d’investissement de 32 millions d’euros destiné à moderniser les moyens expérimentaux de l’Institut et à accélérer sa transformation numérique, avec la digitalisation des laboratoires, le renforcement des outils de simulation et le développement des usages de l’intelligence artificielle.
L’État fixe également des objectifs ambitieux en matière de responsabilité sociétale, notamment une réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations d’énergie de l’INERIS d’ici 2030, par rapport à 2022.
« L’INERIS joue un rôle essentiel pour concilier protection de l’environnement, sécurité industrielle et excellence scientifique. Avec ce contrat d’objectifs et de performance 2026-2030, l’État réaffirme sa confiance dans l’Institut et sa volonté de renforcer une expertise publique indépendante, au service des citoyens, des territoires et de la transition écologique. »