Publié le 13 juillet 2022

Mis à jour le 22 juillet 2022

Sécheresse : Bérangère Couillard a réuni le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique pour prévenir la dégradation de l'état de la ressource en eau et évoquer les actions mises en œuvre

  • Communiqué de presse

Le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH), chargé par le Comité national de l’eau de mieux anticiper et gérer les épisodes de sécheresse, s’est réuni mercredi 13 juillet pour faire le point sur l’état de la ressource en eau. La Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Bérangère Couillard, a rappelé la mobilisation du Gouvernement sur le sujet et a remercié l’ensemble des acteurs pour leur implication.

Une sécheresse déjà marquée en ce début d’été

Après un hiver plus sec que la normale, la France a connu son troisième printemps le plus chaud et le plus sec jamais enregistré. Le déficit de pluie et les fortes chaleurs généralisés à l’échelle nationale au mois de mai ont d’ores et déjà accentué le phénomène de sécheresse sur certains territoires. Bien que juin ait été plus pluvieux, des déficits sont observés localement notamment sur la partie est du territoire, ainsi qu’au nord de la région Nouvelle-Aquitaine.

En ce début d’été, la sécheresse est installée sur une large partie du pays, avec près de 70 départements concernés par des mesures de restriction sur les usages de l’eau. Elle est plus marquée sur le pourtour méditerranéen, les régions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire, avec des territoires au niveau de crise, traduisant un arrêt des prélèvements non prioritaires.

Une mobilisation gouvernementale forte pour anticiper le risque sécheresse et piloter le dispositif de gestion de crise

Elle se traduit par plusieurs niveaux d’actions :

Pour anticiper ces épisodes de sécheresse, le Gouvernement a produit en mai une cartographie des territoires les plus susceptibles de connaitre une sécheresse hydrologique d’ici la fin de l’été.

La mise en œuvre d’un suivi renforcé de la ressource en eau à travers la mobilisation de toutes les données hydrologiques et météorologiques issues des établissements (Météo-France, OFB, BRGM, CNRS, VNF, EDF, SCHAPI) et services permet de déclencher au bon moment les actions pour prévenir la dégradation des ressources en eau.

La réforme conduit par le précédent gouvernement en juin 2021 montre déjà des résultats. Ainsi, le cadre d’actions des Préfets permet plus de réactivités et d’harmonisation des mesures mises en œuvre. Avec près de 70 départements concernés par des mesures de restriction sur les usages de l’eau, les préfets ont ainsi été amenés à prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspensions des usages de l’eau.

Quatre niveaux de restrictions sont mis en place. Le niveau de vigilance qui incite à l’économie de l’eau. Les niveaux d’alerte et alerte renforcée qui exigent la réduction des prélèvements et les activités impactant les milieux aquatiques. C’est par exemple le cas de l’arrosage des pelouses ou du lavage des voitures à domicile qui sont limités puis interdits. Et enfin, le niveau de crise qui rend prioritaire l’alimentation en eau potable et renforce les interdictions telles que l’arrosage des terrains de sport ou de l’irrigation par aspersion. Ces règles peuvent être adaptées aux enjeux locaux, et l’on accède à l’information géolocalisée via l’application web Propulvia : https://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluviapublic/recherche-particulier.

Ces actions sont déployées en concertation avec les acteurs territoriaux. A ce jour, plus de 300 réunions de comités ressources en eau ont déjà été organisés au niveau préfectoral, dans l'objectif d'informer rapidement les parties prenantes des mesures de restriction qui seront prises et faciliter leur acceptation.

L’activation de ces mesures, faisant suite aux annonces canicule de la semaine, garantit une gestion efficace répondant aux besoins prioritaires (alimentation en eau potable, sécurité, santé) et maximisant les usages économiques, le tout dans le respect des équilibres naturels. Des opérateurs de sensibilisation, de communication et de contrôles des mesures édictées seront organisés pour faciliter leur pleine mise en œuvre.

Dans ce contexte, l’anticipation des éventuelles difficultés d’approvisionnement en eau potable est un enjeu fort. L’ensemble des réseaux de surveillance sont mobilisés en lien avec les agences régionales de santé (ARS) et un point de situation est remonté au niveau national chaque semaine.

Par toutes ces actions, le gouvernement agit pour permettre à chaque français l’accès à une eau potable de qualité. Face à la situation de sècheresse exceptionnelle que nous observons, chacun peut intervenir en économisant et priorisant sa consommation pour préserver la ressource de tous.

« Le gouvernement n’a jamais cessé de surveiller la situation hydrologique et de proposer des solutions pour éviter toute pénurie. Pendant une période de sècheresse, soumis ou non à des mesures de restrictions, chacun d'entre nous peut agir. Il n’y a pas de petites actions pour économiser l’eau qui est une ressource rare. Du citoyen français, à l’agriculteur en passant par les collectivités, chacun a un rôle à jouer. Enfin, pour améliorer la résilience des territoires face à ces enjeux, le Gouvernement a engagé une hausse des moyens des agences de l’eau à hauteur de 100 millions d’euros, pour 2022.  »

Bérangère Couillard, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie