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Publié le 09 juin 2026

Temps de lecture : 3 minutes

Préservation des écosystèmes forestiers : le Gouvernement protège 157 000 hectares de forêts supplémentaires en créant neuf nouvelles réserves biologiques

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Dans le cadre de la Stratégie nationale pour les aires protégées et de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, annonce une nouvelle avancée pour la protection du patrimoine naturel français avec la publication de neuf arrêtés créant ou étendant des réserves biologiques, soit 157 000 hectares de forêts supplémentaires protégés.

Les réserves biologiques : protéger la biodiversité forestière

Créées en application du code forestier, les réserves biologiques sont des espaces forestiers publics gérés par l’Office national des forêts, où la protection de la biodiversité est prioritaire.

Elles se déclinent en deux types :

  • Les réserves biologiques intégrales, où la forêt évolue librement, sans exploitation ;
  • Les réserves biologiques dirigées, où une gestion active permet de préserver des espèces ou des habitats fragiles.

Huit nouvelles réserves biologiques intégrales et une nouvelle réserve biologique dirigée

Huit réserves biologiques intégrales (RBI) sont créées ou étendues :

  • Pitons rocheux d’Armontabo (Guyane) – 156 290 ha : forêts tropicales d’exception et inselbergs granitiques à très forte naturalité
  • Bannes-Ravines (Vosges) – 313,25 ha : hêtraie-sapinière de montagne en libre évolution
  • Buronnières (Seine-et-Marne) – 83,77 ha : forêt feuillue ancienne en contexte périurbain
  • Chamalière–Peyre-Ourse (Cantal) – 147,49 ha : forêts d’altitude mêlant hêtraies et estives boisées
  • Chatte-Pendue (Bas-Rhin) – 52,88 ha : forêt de moyenne montagne à forte maturité biologique
  • Jumelles d’Ornes (Meuse) – 100,18 ha : forêt ancienne riche en bois mort et dynamiques naturelles
  • Vau des Loups (Meuse) – 75,60 ha : massif forestier ancien à forte valeur écologique
  • Pas de la Lauze (Hérault) – 193,23 ha (dont extension de 8,62 ha) : forêts méditerranéennes et garrigues boisées en libre évolution

Ces réserves couvrent une grande diversité d’écosystèmes, des forêts tropicales guyanaises aux forêts de montagne, de plaine et méditerranéennes. Elles renforcent les espaces de libre évolution et les zones bénéficiant d’une protection écologique renforcée.

  • Une réserve biologique dirigée (RBD) : Tourbières du Somail (Hérault) – 11,8 ha (extension de 12 ha).

Une dynamique accélérée vers les objectifs 2030

Avec ces nouvelles réserves, la France poursuit sa trajectoire vers l’objectif de 10 % du territoire terrestre sous protection forte d’ici 2030 :

  • La part du territoire en protection forte atteint désormais 6,43 %, contre 6,2 % ;
  • La dynamique contribue à l’objectif de 250 000 hectares supplémentaires de forêts protégées d’ici 2030, dont 180 000 hectares en Guyane ;
  • La France compte désormais 276 réserves biologiques, soit 132 510 hectares.

« Avec ces nouvelles réserves biologiques, ce sont plus de 157 000 hectares de forêts supplémentaires qui sont protégés. Concrètement, cela se traduit par moins de pressions sur les milieux naturels et une protection renforcée des espèces et des habitats. C’est une avancée tangible vers l’objectif de 10 % du territoire terrestre en protection forte d’ici 2030 et vers la protection de 250 000 hectares de forêts supplémentaires.  »

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature