Publié le 08 avril 2026

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ONE HEALTH SUMMIT : Lancement d’une consultation publique sur les priorités d’actions de l’Etat et le plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens, à l’occasion du sommet international One Health du 7 avril

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Sous l’impulsion du Président de la République, la France organise à Lyon, du 5 au 7 avril 2026, le One Health Summit. Consacré à l’approche « Une seule santé », ce sommet vise à mieux prévenir les risques sanitaires en agissant à l’interface entre santé humaine, animale et environnementale. Dans un contexte d’intensification des risques et de fragmentation de l’action internationale, il réunit États, organisations internationales, scientifiques et acteurs économiques afin d’accélérer des réponses concrètes. Les travaux s’articulent autour de quatre priorités : maladies infectieuses, résistance aux antimicrobiens, systèmes alimentaires et pollutions. Dans ce cadre, la France annonce également des mesures nationales pour traduire cette approche dans ses politiques publiques.

L’évaluation de la seconde stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2) par les inspections générales (IGAS et IGEDD), publiée en juillet 2024 [1], concluait que les impacts des perturbateurs endocriniens (PE) sur la santé et sur l’environnement justifiaient la poursuite et l’intensification des efforts engagés jusqu’à présent.

Ainsi, les ministères chargés de la santé (DGS) et de l’environnement (DGPR) ont élaboré, en lien avec les administrations et parties prenantes concernées, des priorités d’actions et un plan d’actions détaillé sur les PE, en vue de poursuivre les efforts pour tendre vers un objectif de « zéro exposition aux PE », dans une approche globale reposant sur la production de connaissances scientifiques pour mieux cerner les risques et préparer l’action, la réduction des émissions à la source et l’information du public.

Dans cette perspective, l’action de l’Etat se structure pour les 5 prochaines années autour d’une ambition : « Faire de chaque décideur et de chaque citoyen un acteur pour mettre en œuvre les solutions visant à réduire les expositions aux PE ».

Dans une approche « Une seule santé » et dans le cadre de la politique gouvernementale en santé environnementale, l’action de l’Etat vise, en fédérant tous les acteurs, à réduire les expositions de la population aux PE à travers 6 grandes priorités :

  • Agir au plus près des citoyens en accompagnant les acteurs locaux pour construire des environnements plus sains vis-à-vis des PE ;
  • Former, informer, communiquer pour donner à chacun la capacité d’agir ;
  • Protéger et prendre en charge les populations des plus exposées et les plus vulnérables ;
  • Actionner les leviers réglementaires pour protéger la population des PE ;
  • Surveiller l’impact des PE sur notre santé et notre environnement ;
  • Fédérer l’ensemble des acteurs de la recherche et de l’expertise sur les PE dans une approche une seule santé.

Le pilotage de l’ensemble des actions est assuré par les ministères chargés de l’environnement et de la santé, en lien étroit avec les autres ministères concernés et les parties prenantes.

Une consultation publique, prévue par le code de l’environnement (article 123-19) et de la Charte de l’environnement (article 7 [2]), est lancée sur les priorités et le plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens.

[1Rapport des inspections générales des ministères chargés de la santé (IGAS) et de l’environnement (IGEDD), 8 juillet 2024 / Evaluation de la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens

[2Article 7. Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.