L’évaluation de la seconde stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2) par les inspections générales (IGAS et IGEDD), publiée en juillet 2024 [1], concluait que les impacts des perturbateurs endocriniens (PE) sur la santé et sur l’environnement justifiaient la poursuite et l’intensification des efforts engagés jusqu’à présent.
Ainsi, les ministères chargés de la santé (DGS) et de l’environnement (DGPR) ont élaboré, en lien avec les administrations et parties prenantes concernées, des priorités d’actions et un plan d’actions détaillé sur les PE, en vue de poursuivre les efforts pour tendre vers un objectif de « zéro exposition aux PE », dans une approche globale reposant sur la production de connaissances scientifiques pour mieux cerner les risques et préparer l’action, la réduction des émissions à la source et l’information du public.
Dans cette perspective, l’action de l’Etat se structure pour les 5 prochaines années autour d’une ambition : « Faire de chaque décideur et de chaque citoyen un acteur pour mettre en œuvre les solutions visant à réduire les expositions aux PE ».
Dans une approche « Une seule santé » et dans le cadre de la politique gouvernementale en santé environnementale, l’action de l’Etat vise, en fédérant tous les acteurs, à réduire les expositions de la population aux PE à travers 6 grandes priorités :
- Agir au plus près des citoyens en accompagnant les acteurs locaux pour construire des environnements plus sains vis-à-vis des PE ;
- Former, informer, communiquer pour donner à chacun la capacité d’agir ;
- Protéger et prendre en charge les populations des plus exposées et les plus vulnérables ;
- Actionner les leviers réglementaires pour protéger la population des PE ;
- Surveiller l’impact des PE sur notre santé et notre environnement ;
- Fédérer l’ensemble des acteurs de la recherche et de l’expertise sur les PE dans une approche une seule santé.
Le pilotage de l’ensemble des actions est assuré par les ministères chargés de l’environnement et de la santé, en lien étroit avec les autres ministères concernés et les parties prenantes.
Une consultation publique, prévue par le code de l’environnement (article 123-19) et de la Charte de l’environnement (article 7 [2]), est lancée sur les priorités et le plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens.