Départs en vacances : attention au risque de feux et aux fortes chaleurs. Informez-vous sur meteofrance.com

Paramètres d'affichage

Choisissez un thème pour personnaliser l’apparence du site.

Publié le 30 juillet 2026

Temps de lecture : 4 minutes

L'Etat et Aéroports de Paris s'accordent sur un plan d'investissement inédit de plus de 8 milliards d'euros pour renforcer la place du hub de Paris parmi les leaders mondiaux

L'État et Aéroports de Paris (Groupe ADP) se sont accordés sur le projet de contrat de régulation économique (CRE) pour la période 2027-2034

Ce projet porte un programme d'investissements inédit de 8,2 milliards d'euros destiné à moderniser les plateformes aéroportuaires parisiennes (Aéroport Paris Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget), à améliorer durablement la qualité de service rendu aux passagers ainsi qu’aux compagnies aériennes, et à conforter le rayonnement international de la France. Cette nouvelle version du projet de contrat marque une étape décisive vers sa conclusion d'ici la fin de l'année 2026.

L’élaboration de ce nouveau contrat entre l’Etat le Groupe ADP intervient dans un contexte décisif pour le secteur aérien qui doit impérativement se moderniser pour optimiser ses opérations, garantir sa compétitivité et réduire son impact environnemental. Il s’agit également de renforcer la compétitivité du hub en France dans le contexte d’une concurrence accrue depuis des années entre grands hubs internationaux tels que ceux de Londres, d’Istanbul ou du Moyen-Orient. Il s’inscrit dans la continuité du partenariat historique « Connect France » dévoilé au Salon du Bourget en 2025 visant à accélérer l’amélioration de la compétitivité, le rayonnement et la décarbonation du hub français.

Ce programme d'investissement de plus de 1 milliard d'euros par an pendant 8 ans pour moderniser les aéroports parisiens est le plus important jamais engagé sur les plateformes parisiennes pour améliorer concrètement le quotidien des passagers. Cette modernisation majeure sera conduite en plusieurs étapes :

Entre 2027 et 2030, l'enjeu sera de fluidifier le parcours des passagers, en renforçant les capacités de passage des frontières, en modernisant les contrôles de sûreté et de sécurité et en adaptant les infrastructures aux nouvelles exigences réglementaires, avec l'objectif de réduire dès les premières années les temps d'attente les plus pénalisants pour les passagers.

De 2030 à 2032, les efforts porteront sur la densification et l'optimisation des infrastructures existantes afin d'en accroître la capacité et l'efficacité opérationnelle avant toute extension. Des travaux vont notamment être réalisés dans certains terminaux et de nouvelles places pour les avions créées qui, mieux situées sur les plateformes, limiteront les embarquements « au large » qui imposent aujourd'hui un trajet en bus sur le tarmac souvent jugé inconfortable par les passagers.

Enfin, entre 2032 et 2034, de nouvelles capacités seront développées et l'intermodalité renforcée, avec la mise en service d’une extension (satellite) à l’est de Paris-Charles de Gaulle, et de son raccordement au réseau LISA ainsi que la création d’un nouveau train de correspondance, pour accompagner une croissance du trafic plus internationale et mieux connecter le hub à son territoire.

Ces investissements s'accompagnent d'engagements forts pour réduire l'impact environnemental des plateformes parisiennes et favoriser leur insertion dans leur environnement.

Concrètement :

  • Un nouveau mécanisme de bonus-malus financier est mis en place : Aéroports de Paris sera incité financièrement à recycler au moins 80 % de ses déchets de chantiers et à atteindre un taux de consommation d’énergies renouvelables d’au moins 80 %, sous peine de pénalités.
     
  • La décarbonation des activités aéroportuaires parisiennes se poursuivra sur l'ensemble de la période du contrat, qu'il s'agisse de l'alimentation électrique des avions au sol pour limiter le recours aux moteurs auxiliaires, du renouvellement des véhicules aéroportuaires vers des motorisations plus propres, ou encore de la rénovation énergétique des bâtiments et terminaux.
     
  • Les incitations tarifaires en faveur des avions les plus silencieux sont par ailleurs renforcées afin d'encourager le recours à des avions plus silencieux et de réduire les nuisances sonores pour les riverains.
     
  • Les redevances seront également modulées pour favoriser le remplissage des aéronefs permettant d’optimiser le nombre de mouvements et de limiter l’impact acoustique et environnemental du trafic aérien.
     
  • Enfin, pour limiter l'empreinte carbone des trajets d'accès à l'aéroport, un nouveau hall intermodal sera créé au plus près des gares TGV et RER du Terminal 2 de Paris-Charles de Gaulle, afin de faciliter le passage entre l'avion et le train et d'inciter les voyageurs à privilégier les modes de transport collectifs.

Dès septembre, ce projet de CRE entre l’Etat et le Groupe ADP fera l’objet d’une nouvelle consultation des compagnies aériennes avant d’être soumis à l’Autorité de régulation des transports. L’objectif est une signature du contrat définitif entre l’Etat et le Groupe ADP d’ici la fin de l’année 2026 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2027.

« Cet accord de longue durée constitue un véritable projet d’attractivité pour la France. Avec plus de 100 millions de passagers accueillis chaque année et la nécessité d’accompagner la croissance du trafic aérien, les aéroports parisiens sont des infrastructures stratégiques. Ils constituent le premier point d’entrée pour les touristes, les investisseurs et les professionnels qui choisissent notre pays. En permettant leur modernisation et leur développement, ce contrat contribue à renforcer leur rôle au service de l’économie française, de la compétitivité des compagnies aériennes opérant en France et du rayonnement international de notre pays. Cette trajectoire s’accompagne d’exigences fortes en matière de performance environnementale, de maîtrise des nuisances pour les riverains et d’amélioration continue de l’empreinte du secteur aérien.  »