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Publié le 04 septembre 2026

Temps de lecture : 5 minutes

IGN : Signature du nouveau Contrat d’objectifs et de performance

Le lundi 20 juillet 2026, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a signé le nouveau Contrat d'objectifs et de performance (COP) 2025-2029 de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN). Ce contrat a également été signé par Frédéric Gueudar-Delahaye et Sébastien Soriano, respectivement président du conseil d'administration et directeur général de l'IGN.

Cartographe national de référence, l’IGN est aujourd’hui en pleine évolution : tout en s'appuyant sur son cœur d’expertise, il conduit depuis plusieurs années une transformation profonde de son modèle dans un contexte marqué par la révolution numérique, l’intensification des effets du changement climatique et le retour des enjeux de souveraineté et de défense. De l’imagerie satellitaire à l’intelligence artificielle, il investit dans les technologies de pointe pour fournir les données, services et outils utiles au plus grand nombre et nécessaires à la conduite des politiques publiques. Issu de la fusion, il y a quinze ans, de l’Institut géographique national et de l’Inventaire forestier national, l’IGN met aujourd’hui ces deux héritages au service d’une connaissance toujours plus fine du territoire.

Par ce nouveau contrat, l’État réaffirme le rôle stratégique de l’IGN, opérateur de référence en matière de données géographiques et d’intelligence artificielle, cartographe du service public, et structure son action autour de plusieurs grandes ambitions :

  • Produire et diffuser des données de référence au service de tous : référentiels géodésiques, bases de données topographiques et thématiques, fonds cartographiques sont autant d’outils indispensables aux politiques publiques de transition écologique, énergétique, d’aménagement du territoire, de défense ou d’agriculture. L’IGN doit outiller la Nation en produisant des données géographiques de référence et souveraines, tout en garantissant leur accessibilité en open data. En 2025, une circulaire du Premier ministre a demandé à l’ensemble des ministères de développer un « réflexe IGN » et de faire appel à l’Institut lorsqu'ils expriment des besoins de données ou de services numériques liés à la connaissance du territoire.
  • Observer le territoire et ses changements : à l’heure de l’adaptation au changement climatique, l’IGN va renforcer sa capacité d’observation et de représentation en continu du territoire et de ses évolutions, en croisant des sources variées de données (satellites, avions, drones, radar, LiDAR) et en généralisant l’usage de l’IA dans ses chaînes de production. Il continuera également à développer ses propres modèles de fondation en intelligence artificielle afin de garantir la production, au bon pas de temps, de la connaissance souveraine du territoire nécessaire au pilotage des politiques publiques.
  • Accompagner les forêts françaises dans leurs transitions : véritable vigie des forêts françaises, l’IGN devra être au rendez-vous d’une ambition : devenir le référent public en matière d’information forestière. Au travers notamment de l’inventaire forestier qu’il réalise chaque année et de cartographies spécifiques, comme celle des obligations légales de débroussaillement, il permet un suivi fin des différents enjeux forestiers (ressource, biomasse, prévention des feux, dépérissements, régénération…). L’Observatoire des forêts françaises, dispositif partenarial que l’IGN anime, doit s’affirmer comme le lieu de rassemblement de la connaissance sur les forêts françaises et leurs acteurs.
  • Coconstruire le Jumeau numérique de la France et des territoires : permettant de visualiser le territoire et de simuler ses évolutions selon différents scénarios, liés par exemple au changement climatique ou à de nouvelles politiques d’aménagement, les jumeaux numériques des territoires s’imposent comme une nouvelle génération d’outils de représentation et de simulation des évolutions territoriales. L’IGN va fédérer, avec le Cerema et Inria, une « équipe de France » des jumeaux numériques pour outiller les territoires et structurer une filière économique.
  • Préparer la géographie militaire du futur : des enjeux de cartographie aux évolutions des systèmes d’armes et d’aide au commandement, l’IGN, en tant qu’institut dual, mobilisera les dernières technologies pour accompagner les armées françaises dans la transformation profonde des terrains d’opérations et répondre à leur besoin croissant de données géolocalisées.
  • Fournir des outils numériques de référence : du site cartes.gouv.fr (le service public de la carte et de la donnée) aux projets portés par la Fabrique de la donnée territoriale, l’IGN conçoit et déploie des services numériques structurants pour permettre l’action collective de l’État, des collectivités et des autres acteurs territoriaux. Il développera des portails thématiques venant en appui des politiques publiques, tels que le Géoportail de l’urbanisme ou le portail des Énergies renouvelables.
  • Renforcer les compétences et la compétitivité : l’IGN est attendu pour développer les compétences en géo-information et en IA au bénéfice de la souveraineté et de la compétitivité de la France, notamment au travers de son école Géodata Paris, également centre de recherche, qui doit entretenir l’excellence sur les thèmes clés dont l’Institut a la charge.
  • Permettre aux agents d’agir pour construire l’IGN de demain : les agents de l’Institut doivent pouvoir être pleinement parties prenantes des transformations à venir, fondées sur la collaboration et l’intelligence collective, notamment au travers du développement du « mode produit ».

 

D’une manière générale, l’IGN va continuer à promouvoir le pouvoir des cartes, dans toutes leurs dimensions, comme outils de connaissance, d’exploration et de compréhension du territoire, mais aussi comme leviers de démocratie et d’aide à la décision publique.

« « Face à l’accélération du changement climatique, je compte sur l’IGN pour contribuer pleinement aux politiques d’adaptation et d’atténuation en mobilisant la donnée géographique et les outils numériques au service de l’action publique. Par sa capacité à produire des connaissances de référence, à fédérer les acteurs publics et privés autour d’une vision partagée de l’avenir de nos territoires et de nos forêts, en s’appuyant sur les meilleures technologies disponibles, l’IGN constitue un outil essentiel pour relever les grands défis des prochaines décennies. »  »

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature