Publié le 16 février 2026
Avenir des cétacés de Marineland d’Antibes : le Gouvernement tient un premier comité de pilotage
À la suite de la fermeture du zoo marin de Marineland d’Antibes rendue nécessaire par la loi du 30 novembre 2021, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, suit avec la plus grande attention la situation des cétacés actuellement présents sur le site.
Le 16 février 2026 s’est tenu pour la première fois un comité de pilotage réunissant l’ensemble des parties prenantes concernées par l’avenir des animaux : exploitant, représentants de l’État, experts scientifiques, associations, élus locaux et structures d’accueil potentielles. Ce comité marque une étape importante dans le traitement de ce dossier particulièrement sensible.
Le ministère examine avec rigueur la robustesse de l’ensemble des solutions proposées pour les dauphins comme pour les orques. Chaque option est analysée au regard de critères exigeants et non négociables :
- Respect strict du cadre légal issu de la loi de 2021 ;
- Garanties de bien-être et de sécurité des animaux ;
- Prise en compte de la situation sociale des salariés ainsi que des territoires concernés.
Les solutions ne répondant pas à ces exigences sont ainsi écartées.
S’agissant des dauphins, les échanges se poursuivent sur la base d’un accord avec le ZooParc de Beauval, qui constitue à ce stade la solution la plus avancée et la plus solide sur les plans juridique et technique.
Par la signature de la charte d’engagement du ZooParc de Beauval, le ministre délégué à la Transition écologique engage l’État à participer activement au comité technique et scientifique mis en place, aux côtés des associations qui le souhaiteront.
Les soigneurs de Marineland souhaitant accompagner leurs animaux pourront être intégrés en priorité dans les processus de recrutement du ZooParc de Beauval, en fonction des besoins du projet. Cette solution s’inscrit également dans un engagement plus large du ZooParc de Beauval, incluant les onze dauphins de Planète Sauvage ainsi que leurs soigneurs volontaires.
S’agissant des orques, ce comité a été l’occasion de poursuivre l’analyse scientifique, sanitaire, juridique et opérationnelle du projet de sanctuaire Whale Sanctuary Project en Nouvelle-Écosse (Canada). Face au manque de consensus des acteurs, le ministère a souhaité également conserver dans les discussions la solution proposée par Loro Parque en Espagne.
Compte tenu de l’urgence de la situation, une décision définitive sera prise d’ici la fin du mois de mars 2026, à l’issue des travaux d’expertise et des échanges en cours avec l’ensemble des parties prenantes.
« L’État agit avec responsabilité et méthode. Aucune décision ne sera prise sans garanties solides en matière de bien-être animal, de respect de la loi, de prise en compte des enjeux sociaux ainsi que des territoires. Toutes les options sont expertisées avec exigence et transparence. Une décision sera arrêtée dans les prochaines semaines compte tenu de l’urgence de la situation. »