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Publié le 07 mai 2026

Temps de lecture : 3 minutes

Amélioration de la qualité des eaux littorales : le Gouvernement publie une feuille de route

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Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, annonce la publication d’une feuille de route interministérielle dédiée à l’amélioration de la qualité des eaux littorales [1]. Décidée lors du Conseil interministériel de la mer du 26 mai 2025, cette feuille de route s’inscrit dans la politique de restauration du bon état du milieu marin. Elle vise à prévenir les pollutions d’origine terrestre et à réduire leurs impacts sur le milieu marin, les activités économiques et la santé publique.

Un enjeu environnemental, sanitaire et économique

Les eaux littorales jouent un rôle écologique essentiel comme zones de nurserie pour les espèces halieutiques ou comme puits de carbone notamment. La bonne qualité de ces eaux constitue en outre la condition de nombreux usages du littoral.

Les épisodes récurrents de pollution (norovirus responsables de gastro-entérites, proliférations d’algues, modifications de salinité, etc.) menacent ainsi :

  • La santé publique, avec des risques liés à la consommation de coquillages ou à la baignade ;
  • Les activités professionnelles et l’attractivité des territoires (pêche, conchyliculture, tourisme), avec des fermetures temporaires de zones et des pertes économiques significatives ;
  • La biodiversité marine, déjà fragilisée par les pressions humaines et le changement climatique.

Face à ces enjeux, le Gouvernement propose une réponse coordonnée entre les différentes politiques publiques concernées, notamment en matière de santé, d’eau, de biodiversité, de pêche et d’aquaculture, ainsi que de tourisme. Ainsi, cette feuille de route fixe des priorités afin d’accélérer la mise en œuvre des dispositifs existants en matière de réduction des pollutions d’origine tellurique (microbiologiques, chimiques ou physico-chimiques) en identifiant et en activant les leviers permettant d’agir à la source de celles-ci.

Elle s'appuie notamment sur les propositions du groupe de travail "Qualité des eaux côtières" du Conseil National de la Mer et des Littoraux pour l'amélioration de la qualité de eaux côtières. Elle traduit également l'engagement pris par la France lors de la Conférence des Nations uniques sur l'Océan (UNOC) de doter chaque aire marine protégée d'un diagnostic et d'un plan de lutte contre les principales pollutions d'origine anthropique.

 

Trois axes pour une action concrète et rapide

Elaborée en concertation avec les agences de l’eau, les collectivités et les acteurs socio-économiques, cette feuille de route s’articule autour de trois axes prioritaires :

  1. L’identification des secteurs sur lesquels il est possible d’agir rapidement ;
  2. La nécessité d’étendre à l’ensemble du littoral de métropole et des outre-mer les bonnes pratiques et en expérimenter de nouvelles, telles que les dispositifs d'alerte précoce qui ont pu expérimentés par les ostréiculteurs ;
  3. L’amélioration des connaissances, des données ainsi que l’information du public.

Par cette démarche, le Gouvernement ambitionne d’obtenir une amélioration nette, mesurable et durable de la qualité des eaux littorales, au bénéfice de l’environnement, des professionnels de la mer et de l’ensemble des usagers du littoral.

[1] Les eaux littorales comprennent les eaux côtières et les eaux de transition type estuaires et lagunes

«  Les eaux littorales font vivre des milliers de familles de pêcheurs, de conchyliculteurs ou encore de professionnels du tourisme. Nos littoraux sont donc une interface cruciale. Une interface où les activités humaines, même très éloignées du littoral, ont des conséquences directes sur la qualité de ces eaux, avec un impact écologique mais également économique. La qualité des eaux littorales est donc un défi majeur pour aujourd’hui et plus encore pour demain. C’est le sens de cette feuille de route interministérielle, décidée lors du Conseil interministériel de la mer du 26 mai 2025. Pour la première fois, les leviers d’action – assainissement, urbanisme, biodiversité – sont saisis simultanément, au service d’un objectif unique : améliorer nettement et durablement la qualité de nos eaux côtières. »

Catherine Chabaud