Eolien en mer : le Gouvernement précise la localisation des futurs parcs éoliens flottants en Méditerranée

Le Jeudi 23 novembre 2023

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et Hervé Berville, secrétaire d’État chargé de la Mer, précisent la localisation des deux projets de parcs éoliens flottants d’environ 250 MW chacun, et de leurs extensions ultérieures d’environ 500 MW chacune.

Cette décision permet à la France de franchir une étape supplémentaire dans son ambition de devenir un pays leader de l’éolien flottant et d’avancer vers la publication du cahier des charges de la procédure de mise en concurrence des projets méditerranéens. Elle s’inscrit également dans l’objectif ambitieux du président de la République d’un fort développement de l’éolien en mer avec 45 GW installés d’ici 2050. 

Ces deux parcs et leurs extensions d’environ 500 MW chacune permettront de produire l’équivalent de la consommation électrique résidentielle actuelle de 2,9 millions habitants, soit plus de 9 % de la consommation électrique totale cumulée des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie en 2022.

Les deux ensembles d’environ 750 MW chacun, qui devraient comporter au maximum une cinquantaine d’éoliennes, seront situés au sein des zones 1 et 2 identifiées à l’issue du débat public achevé à l’automne 2021. 
•    Dans la zone 1 au large de la côte narbonnaise, le premier projet d’environ 250 MW sera situé à plus de 25 km des côtes et se voit allouer une superficie de 48 km2. Son extension d’environ 500 MW sera située à plus de 30 km des côtes de l’Aude, pour une superficie allouée de 96 km2. 
•    Dans la zone 2 au large du golfe de Fos, le premier projet d’environ 250 MW sera situé à plus de 25 km des côtes et se voit allouer une superficie de 52 km2. Son extension d’environ 500 MW sera située derrière celui-ci, pour une superficie allouée de 103 km2. 
Ces choix ont été effectués en recherchant des espaces permettant de maximiser la production énergétique des parcs éoliens en mer tout en minimisant leurs impacts potentiels, en particulier sur la pêche, l’environnement ou encore le paysage. Il est le fruit de concertations et d’échanges de l’État avec les acteurs impliqués, notamment le Parc naturel marin du golfe du Lion, les associations environnementales, les conseils régionaux, les organisations professionnelles de la pêche et les candidats à la procédure de mise en concurrence.  
Ces zones seront intégrées au cahier des charges de la procédure de mise en concurrence en cours visant à l’attribution des deux premiers projets d’environ 250 MW d’ici l’été 2024. Ce cahier des charges sera soumis à l’avis de la Commission de régulation de l’énergie dans les semaines à venir avant d’être notifié aux candidats qui disposeront ensuite de près de 4 mois pour préparer leurs offres.

La concertation menée par l’État et RTE sous l’égide de garants nommés par la Commission nationale du débat public, se poursuit par ailleurs sur les projets. En parallèle de cette concertation, un débat public sur la planification, pour chaque façade maritime, incluant la détermination de zones de développement prioritaires de l’éolien en mer, à horizon 10 ans et d’ici 2050, est en cours de lancement. 

La carte et les autres informations relatives au projet sont disponibles sur le site du ministère dédié aux projets éoliens en mer : https://www.eoliennesenmer.fr/facades-maritimes-en-france/facade-mediterranee/deux-projets-en-mediterranee

Les développeurs éoliens qui seront sélectionnés à l’issue de la procédure de mise en concurrence devront obtenir les autorisations environnementales nécessaires à la construction et l’exploitation des parcs. Ils devront mettre en œuvre la séquence Éviter Réduire Compenser, qui vise à limiter au maximum les impacts des projets sur l’environnement. Ils devront notamment prendre en compte les résultats des campagnes d’état initial de l’environnement qui sont actuellement menées sur les zones 1 et 2 et les résultats des campagnes du programme Migralion sur l’avifaune, en cours depuis 2021.

La mise en service des deux premiers parcs éoliens flottants d’environ 250 MW chacun est envisagée en 2031.

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