Publié le 22 mai 2026
Mis à jour le 26 mai 2026
Tout savoir sur le contrôle technique des véhicules
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Obligatoire depuis 1992, le contrôle technique des véhicules permet d’identifier les défaillances susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers de la route et à l’environnement. Quels véhicules sont concernés ? Quand faire le premier contrôle technique d’un véhicule neuf ? Dans quel centre de contrôle se rendre ? En quoi consiste le contrôle technique ? Voici les informations essentielles pour bien préparer votre contrôle technique.
Quels véhicules sont concernés par le contrôle technique ?
- Motos, scooters ou cyclomoteurs (véhicules de catégorie L) : depuis le 15 avril 2024, le contrôle technique est obligatoire pour les deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés. La catégorie de véhicule est mentionnée au champ J du certificat d'immatriculation du véhicule.
- Voitures particulières, camionnettes, utilitaires (véhicules légers) : véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur ou égal à 3,5 tonnes.
- Autobus et autocars (véhicules lourds) : véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est supérieur à 3,5 tonnes.
À noter : ne pas présenter son véhicule au contrôle technique est passible d’une amende de 135 euros.
Quand réaliser le contrôle technique de mon véhicule ?
Motos, scooters ou cyclomoteurs
Il s'agit des véhicules à 2, 3 roues motorisés et quadricycles à moteur (catégorie L).
Véhicules à 2, 3 roues motorisés et quadricycles à moteur (catégorie L)
Cadre général : vous avez acheté un véhicule de catégorie L, le premier contrôle technique doit être réalisé dans les 6 mois qui précèdent le 5e anniversaire du véhicule.
Par exemple : pour une moto mise en circulation le 1er juin 2022, le premier contrôle devra être effectué entre le 1er décembre 2026 et le 1er juin 2027.
Cadre transitoire : pour les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2022,les dates limites pour effectuer le premier contrôle dépendent de l'année d'immatriculation :
- 31 décembre 2024 pour les modèles avant 2017 ;
- 31 décembre 2025 pour les véhicules immatriculés entre 2017 et 2019 ;
- 31 décembre 2026 pour les véhicules immatriculés entre 2020 et 2021 ;
- À compter du 1er janvier 2027, la périodicité de 5 ans pour le premier contrôle, puis tous les trois ans, s’applique en commençant par les véhicules immatriculés en 2022.
Après le premier contrôle, les contrôles techniques des véhicules de catégorie L doivent être réalisés tous les 3 ans.
Si vous vendez un véhicule de catégorie L, les mêmes règles s’appliquent : si le véhicule a moins de 5 ans, la vente peut se réaliser sans contrôle technique. Au-delà de 5 ans, vous devez fournir à l’acheteur particulier un procès-verbal de contrôle technique datant de moins de 6 mois, ou de moins de 2 mois si une contre-visite est obligatoire.
Véhicules et utilitaires légers
Véhicules légers
Si vous avez acheté une voiture particulière ou un véhicule utilitaire léger, le premier contrôle technique doit être réalisé dans les 6 mois qui précèdent le 4e anniversaire du véhicule.
Par exemple : pour une voiture mise en circulation le 1er juin 2022, le premier contrôle devra être effectué entre le 1er décembre 2025 et le 1er juin 2026.
Après le premier contrôle, les contrôles techniques des véhicules particuliers doivent être réalisés tous les 2 ans.
Ces véhicules (camionnettes, utilitaires) doivent également faire l’objet d’un contrôle des émissions polluantes entre deux contrôles techniques périodiques.
Si vous vendez un véhicule léger, les mêmes règles s’appliquent : si le véhicule a moins de 4 ans, la vente peut se réaliser sans contrôle technique. Au-delà de 4 ans, vous devez fournir à l’acheteur particulier un procès-verbal de contrôle technique datant de moins de 6 mois, ou de moins de 2 mois si une contre-visite est obligatoire.
Véhicules lourds, autobus et autocars
Les délais varient pour le contrôle technique des véhicules lourds :
- les véhicules de transport de marchandises (camions, remorques…) doivent être contrôlés chaque année ;
- les autobus et autocars doivent être contrôlés tous les 6 mois.
Dans quel centre de contrôle se rendre ?
Vous êtes libre de choisir le centre de contrôle de votre choix, à condition qu’il soit agréé par l’État. Le prix du contrôle technique est fixé par le centre.
Vous pouvez facilement trouver un centre proche de chez vous en consultant le site de l’Organisme technique central (OTC), qui met à disposition un annuaire officiel des centres de contrôle technique agréés.
Liste des centres de contrôle technique de véhicules légers à proximité de chez vous.
Liste des centres de contrôle technique de véhicules de catégorie L à proximité de chez vous.
En quoi consiste le contrôle technique ?
Quels sont les éléments vérifiés lors du contrôle technique ?
Le contrôle technique repose sur un examen visuel du véhicule, sans démontage. Le contrôleur vérifie plusieurs éléments essentiels à la sécurité et à l’impact environnemental du véhicule, notamment :
- la direction et les voyants du tableau de bord ;
- les équipements intérieurs ;
- l’immatriculation ;
- la visibilité (pare-brise, rétroviseurs, essuie-glaces…) ;
- l’état de la carrosserie ;
- les niveaux (liquides de frein, lave-glace…) ;
- le système d’échappement ;
- l’éclairage et la signalisation ;
- l’état des pneumatiques ;
- les amortisseurs ;
- le système de freinage.
Les véhicules fonctionnant au gaz, à l’électrique ou les véhicules hybrides font l’objet de points de contrôle complémentaires, afin de tenir compte de leurs particularités techniques.
Aucune réparation ne peut être effectuée pendant le contrôle technique lui-même.
Préparer son véhicule avant la visite
Quelques vérifications simples peuvent vous aider à présenter un véhicule en bon état et à éviter une contre-visite. Avant votre rendez-vous, pensez à contrôler : le bon fonctionnement de tous les éclairages, le niveau du liquide de frein, la pression et l’usure des pneus, la couleur des fumées d’échappement, la fixation et la lisibilité de vos plaques d’immatriculation…
Si vous constatez un dysfonctionnement, faites réparer votre véhicule avant le contrôle technique.
À l’issue de la visite, plusieurs cas de figure à connaître
À l’issue de la visite, le contrôleur vous remet un procès-verbal qui mentionne les points examinés, les éventuels défauts et le résultat final du contrôle.
Si aucune défaillance n’est constatée par le contrôleur, le résultat du contrôle est alors favorable.
Si une ou plusieurs défaillances sont constatées par le contrôleur, 3 niveaux de résultats sont possibles :
- Favorable (A) : il s’agit uniquement de défaillances mineures, n'ayant aucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l'environnement.
- Défavorable pour défaillances majeures (S) : les défauts constatés sont susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule, d'avoir une incidence négative sur l'environnement, ou de mettre en danger les autres usagers de la route. En cas de défaillance majeure, vous pouvez rouler uniquement pendant 2 mois, sauf si vous avez fait les réparations et si vous avez représenté votre véhicule au contrôle technique (pour faire lever la contre-visite).
- Défavorable pour défaillances critiques (R) : les défauts constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou une incidence grave sur l'environnement. En cas de défaillance critique, vous ne pouvez plus rouler le lendemain du contrôle technique, sauf si vous avez fait les réparations et si vous avez représenté votre véhicule au contrôle technique (pour faire lever la contre-visite).
Dans les cas S et R, vous devez faire réparer le véhicule, puis effectuer une contre-visite. Celle-ci doit être réalisée dans un délai maximum de :
- 2 mois, s’il s’agit d’une voiture particulière ou d’un véhicule utilitaire léger ou véhicule à deux, trois roues motorisés et quadricycles à moteur
- 1 mois, s’il s’agit d’un véhicule lourd.
Au-delà de ces délais, le véhicule devra être pris en charge par un professionnel de l’automobile.
La contre-visite permet de vérifier que les réparations ont bien été effectuées, de lever les défaillances ayant abouti à un résultat défavorable et ainsi de valider le contrôle technique.
Les documents remis à l’issue du contrôle technique
- Le procès-verbal de contrôle : il indique les mesures réalisées (émissions polluantes, freinage, éclairage…), les défaillances éventuelles constatées par le contrôleur et le résultat du contrôle.
- Un timbre à coller sur le certificat d’immatriculation : il précise notamment le résultat du contrôle et la date limite de validité. Pour les camionnettes et les utilitaires, il indique également les informations relatives au contrôle technique complémentaire.
- Une vignette à apposer en bas à droite du pare-brise : elle indique l’immatriculation du véhicule et la date de limite de validité du contrôle. Pour les véhicules concernés, elle indique également les informations relatives au contrôle technique complémentaire.
Ce qui change dans le contrôle technique à partir du 1er janvier 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le contrôleur technique doit recueillir vos coordonnées (nom, prénom, adresse, téléphone et email) lors de la visite. Cette nouvelle obligation vise à renforcer la sécurité des usagers en permettant que le constructeur puisse informer rapidement les propriétaires en cas de rappel grave d’un véhicule.
Vos données ne sont transmises au constructeur que si votre véhicule fait l’objet d’un rappel grave, comme par exemple les campagnes de rappel des airbags Takata et que le constructeur n’a pas réussi à vous joindre par ses propres moyens.
Prévention des rappels graves : Pourquoi le contrôleur recueille vos coordonnées ?
Prévention des rappels graves : Pourquoi le contrôleur recueille vos coordonnées ?
Un rappel grave peut concerner n’importe quel véhicule. Grâce à vos coordonnées recueillies lors du contrôle technique, le constructeur pourra vous prévenir sans délai en cas de danger. Cela concerne aujourd’hui les véhicules équipés d’airbags Takata non réparés et cela concernera dans le futur les véhicules qui seraient affectés d’un défaut grave.
Ce qui change en 2026
Lors du contrôle technique, le contrôleur vous demande vos coordonnées (nom, prénom, adresse, téléphone et email). C’est tout à fait normal !
Depuis le 1er janvier 2026, de nouvelles obligations réglementaires visent à renforcer l’information des usagers en cas de rappel grave.
Vos données ne seront transmises au constructeur que dans deux cas : si votre véhicule est équipé d’airbags Takata ou s’il est un jour concerné par un autre rappel grave et si le constructeur n’a pas réussi à vous joindre par ses propres moyens.
Pour plus d’information : Rappel airbag Takata : quelles marques sont concernées ? | Ministères Aménagement du territoire Transition écologique
Objectifs ?
- Vous informer sur d’éventuels défauts de votre véhicule liés à des rappels graves.
- Faciliter la prise de contact avec le constructeur pour planifier une réparation rapide.
Vos données ne seront jamais utilisées à des fins publicitaires ou marketing par le constructeur ou ses partenaires.
Seules les informations strictement nécessaires vous seront demandées.
Vos données sont protégées par l’Organisme technique central, conformément aux règles de confidentialité en vigueur.
Si votre véhicule est équipé d’un airbag Takata classé « stop drive », et uniquement dans ce cas :
- le véhicule est automatiquement soumis à une contre-visite en raison du danger potentiellement mortel qu’il représente pour les usagers du véhicule ;
- le contrôle technique ne peut être validé qu’après réparation dans un garage agréé par la marque. Le véhicule doit ensuite être présenté de nouveau au contrôle technique une fois qu’il a été réparé. J’attends au minimum 24 heures après la réparation pour représenter mon véhicule au contrôle technique, afin de laisser le temps nécessaire pour que l’information sur la réparation de mon véhicule soit bien transmise au centre. Avant de prendre rendez-vous, je vérifie que la réparation a bien été enregistrée en consultant le site des constructeurs ou du ministère ;
- le véhicule n’a plus le droit de circuler à partir du lendemain et tant qu’il n’est pas réparé.
Vérifiez dès maintenant si votre véhicule est concerné : n’attendez pas votre contrôle technique pour savoir si votre véhicule est soumis à un rappel d’airbag Takata en « stop drive ».
Consultez la page du ministère : https://www.ecologie.gouv.fr/rappel-airbag-takata
Si vous devez vous rendre dans un centre de contrôle technique suite à la mise automatique en contre-visite de votre véhicule pour un rappel d’airbag Takata et suite à la réalisation des réparations nécessaires, assurez-vous au préalable que votre véhicule ne figure plus dans la liste des véhicules concernés par ce rappel en vous rendant sur le site du constructeur.
Infographie - Prise en charge des rappels graves pendant le contrôle technique
Prise en charge des rappels graves pendant le contrôle technique
Ce qui change à partir du 1er janvier 2026
- Mon véhicule n'est pas concerné par un rappel grave : le contrôle technique se poursuit sans changement par rapport aux années précédentes.
- Mon véhicule est concerné par un rappel grave.
- C'est un rappel lié à un autre équipement ou airbag Takata sans « Stop drive ».
- Il est noté sur le procès-verbal, à titre informatif, que mon véhicule fait l'objet d'un rappel grave, qui demandera une réparation dès que possible :
- il n'y aura pas de contre-visite ;
- le contrôle technique se poursuit sans changement par rapport aux années précédentes.
- Mon véhicule est concerné par un rappel grave.
- C'est un rappel « Stop drive » en lien avec les airbags Takata.
- La base de données fournie par les constructeurs indique que les airbags n'ont pas été remplacés :
- mon véhicule est automatiquement mis en contre-visite ;
- le contrôle technique ne pourra être validé qu'après réparation par un garagiste de la marque ;
- je n'ai plus le droit de circuler à compter du lendemain, et tant que mon véhicule n'est plus réparé.
- Mon véhicule est concerné par un rappel grave.
- C'est un rappel « Stop drive » en lien avec les airbags Takata.
- Les airbags ont été remplacés : le contrôle technique se poursuit sans changement par rapport aux années précédentes.
Quels sont les risques encourus si mon contrôle technique n’est pas valide ?
Rouler avec un contrôle technique qui n’est plus valide constitue une infraction au Code de la route, sanctionnée par une amende.
En cas de contrôle par les forces de l’ordre, vous risquez une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant atteindre 750 euros en cas de non-respect du délai de paiement.
En savoir plus sur le contrôle technique
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