Mouvements sociaux dans les ports : Jean-Baptiste Djebbari se félicite de la mobilisation des grands ports maritimes d’Etat pour relancer l’activité portuaire suite aux récents mouvements sociaux

Le Lundi 24 février 2020

Les grands ports maritimes français représentent plus de 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 130 000 emplois directs.

Les mouvements sociaux qui ont affecté les ports français aux mois de décembre et janvier ont eu un lourd impact sur les acteurs portuaires et leurs clients.

A la demande de Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des transports, qui avait réuni, le 21 janvier dernier, avec Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, les représentants du secteur, des réunions ont été organisées avec les acteurs économiques, les grands ports maritimes et les services de l’Etat afin d’évaluer les conséquences de ces mouvements pour les entreprises et d’identifier les mesures commerciales ou économiques propres à aider les entreprises concernées.

Les grands ports maritimes, établissements publics de l’Etat, ont ainsi travaillé avec les unions maritimes et tous les acteurs des places portuaires pour décider ensemble de mesures commerciales en faveur des clients des ports français.

Des premières mesures commerciales ont été annoncées par le grand port maritime du Havre pour 3 millions d’euros, avec une remise exceptionnelle proposée sur les droits de port sur les navires porte-conteneurs pour les mois de janvier et février 2020 et la mise en place d’une remise tarifaire valable pendant deux ans sur les nouveaux services créés.

Le pacte d’engagement signé par les professionnels de la place portuaire de Marseille, le grand port maritime et l’union maritime et fluviale, s’inscrit également dans ce cadre et concrétise la mobilisation générale pour relancer l’activité du port et de tous ses clients et prescripteurs (armateurs, chargeurs, industriels et logisticiens), avec l’appui également des collectivités locales, en particulier de la région Sud.

Le port et l’union maritime et fluviale ont prévu un effort de 5 millions d’euros avec des remises commerciales sur les frais de stationnement des marchandises bloquées pendant les mouvements sociaux et sur les frais portuaires pour les armateurs de 30% pendant 3 mois et pouvant aller jusqu’à 50 % en cas de création de nouvelles lignes.

Jean-Baptiste Djebbari se félicite de l’adoption de ces mesures, en complément de celles déjà décidées ou en cours de développement dans les autres places portuaires, « car elles visent à reconquérir l’attractivité et la compétitivité de nos grands ports nationaux dans un contexte de concurrence forte avec les autres pays européens. »