Discours d'Édouard Philippe et d'Élisabeth Borne : Entretiens avec les organisations syndicales "réforme ferroviaire"

Le Lundi 7 mai 2018

Nous venons de recevoir avec la Ministre des Transports les 5 confédérations syndicales avec les fédérations de cheminots qui avaient demandé à me voir après le vote de la loi à l’Assemblée nationale. 

J’ai d’abord voulu rappeler que le Gouvernement avait engagé une réforme pour la SNCF et pour les Français. 

  • Pour préparer l’entreprise à la concurrence, au bénéfice de tous les usagers du train : notre réforme vise à ce qu’il y ait plus de trains, des trains plus souvent à l’heure et au meilleur prix ; 
  • Sans retirer un sou d’argent public, et même au contraire en augmentant le soutien financier. 

Cette réforme pour le transport ferroviaire n’est pas une réforme contre les cheminots. De ce point de vue, je voudrais saluer le sens des responsabilités des cheminots. La grève est dure, elle est longue, mais les cheminots qui sont au travail font tout pour que l’information des usagers soit optimale et pour minimiser l’impact sur les Français. 

Respecter les cheminots, ce n’est pas faire semblant que tout va bien : il faut regarder la situation de l’entreprise avec lucidité et elle n’est pas bonne.

 J’ai donc rappelé aux organisations syndicales que le Gouvernement avait pris trois décisions, validées par l’Assemblée Nationale à une très large majorité, sur lesquelles il ne reviendra pas :

  • l’ouverture à la concurrence, pour augmenter l’offre pour les usagers et améliorer la qualité de service ; 
  • la fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020, pour que la SNCF soit compétitive, notamment dans le contexte de l’ouverture à la concurrence ; 
  • le changement du statut de l’entreprise au 1er janvier 2020, pour clarifier les responsabilités de chacun, unifier plus fortement le groupe ferroviaire et que la SNCF fonctionne mieux.

Ces trois éléments forment d’ailleurs un ensemble cohérent. Ils sont au coeur du modèle mis en place partout en Europe continentale. C’est la voie de la raison et je réfute les caricatures de ceux qui cherchent à faire peur en parlant de privatisation ou de libéralisation sans foi ni loi. 

Le Gouvernement ne reviendra donc pas sur ces grands principes. Je veux être très clair sur la fermeté que j’ai exprimée et que j’assume pleinement.