Covoiturage : Elisabeth Borne et Jean-Baptiste Djebbari annoncent la possibilité pour les collectivités de mettre en place des incitations financières pour les passagers comme pour les conducteurs

Le Samedi 6 juin 2020
Afin de rendre nos déplacements plus vertueux et lutter contre l'usage individuel de l'automobile, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat chargé des Transports, poursuivent la mise en place d'un cadre favorisant le déploiement du covoiturage au quotidien en complétant le « forfait mobilités durables » par la signature de décrets permettant la mise en place d'incitations financières par les collectivités pour les passagers comme pour les conducteurs.

L'objectif du Gouvernement est de tripler le nombre de trajets réalisés en covoiturage du quotidien d'ici 2024 pour atteindre les 3 millions, et ainsi économiser chaque jour l'équivalent du chauffage de 2,8 millions d'appartements de 50 m2.

 

Deux nouveaux décrets d'application de la Loi d'orientation des mobilités permettent aux autorités organisatrices de la mobilité, aux régions et à Ile-de-France Mobilités la mise en place d'incitations financières pour le conducteur comme pour le passager. Ces allocations permettent alors de réduire le prix de la place pour le passager.

 

Ils précisent également la nature des frais qui peuvent être partagés :

-       frais de dépréciation du véhicule ;

-       frais de réparation et d'entretien ;

-       dépenses de pneumatiques ;

-       consommation de carburant ;

-       primes d'assurances ;

-       péages ;

-       frais de stationnement afférents au déplacement.

 

De manière plus simplifiée, les usagers peuvent recourir au barème kilométrique. Pour les déplacements du quotidien, il est recommandé aux conducteurs de fixer des offres de covoiturage inférieures à 0,20€/km par passager.

 

Si plusieurs dizaines de collectivités expérimentent déjà des politiques d'incitation financières au covoiturage, avec l'appui de plateformes de covoiturage, la mise en place d'un cadre stabilisé va permettre à de tels dispositifs de se déployer sur les territoires en complément des politiques conduites par les employeurs. Plusieurs programmes de CEE (certificats d'économie d'énergie) permettent d'ailleurs d'accompagner de tels dispositifs notamment au travers de « lignes » de covoiturage sur des axes fortement empruntés.

 

Dans plusieurs territoires, le covoiturage fait ainsi partie de l'offre accessible aux abonnés du réseau. Ceux-ci peuvent, comme à Nantes, combiner librement bus, tramway et covoiturage, sans rien avoir à verser au conducteur. En contrepartie, la collectivité, via son opérateur, verse une allocation par trajet et par passager transporté au conducteur.

 

Les collectivités les plus engagées ont démontré que le covoiturage peut et doit faire partie intégrante de l'offre de mobilité proposée aux usagers et constitue un mode de déplacement qui a toute sa place dans le bouquet de services à destination des habitants. C'est tout le sens de la mobilisation pour le covoiturage au quotidien portée par le Gouvernement.

 

Pour davantage d'informations sur ces dispositions, ou pour découvrir les solutions de covoiturage proposées partout en France par les entreprises, collectivités et association, rendez-vous sur :

 

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/covoiturage-informations-connaitre

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/gouvernement-se-mobilise-entreprises-et-collectivites-locales-faire-du-covoiturage-evidence-dans

https://www.francemobilites.fr/thematiques/mobilite-partagee