Conseil informel de l'environnement en Slovénie : "L'Union doit montrer l'exemple en se dotant rapidement d'une législation ambitieuse de matière de restauration de la biodiversité" selon Bérangère Abba

Le Mardi 27 juillet 2021

Bérangère Abba, Secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, a participé le 21 juillet à la seconde partie de la réunion informelle des ministres européens de l’environnement, organisée par la Présidence slovène du Conseil des ministres de l’UE à Ljubljana (Slovénie). Les travaux ont porté sur les négociations européennes et internationales en matière de biodiversité et sur la protection des pollinisateurs.

Lors de la première session de travail, les ministres ont échangé sur le futur cadre stratégique mondial post-2020 dans la perspective des négociations internationales qui devront aboutir à un renforcement et à un rehaussement des objectifs de la Convention sur la Diversité Biologique lors de la 15ème conférence des parties à Kunming en Chine. Ils ont ainsi commencé à préparer le futur mandat de négociations de l’Union, qui devrait être validé lors de la réunion du Conseil « environnement » d’octobre. 

La Secrétaire d’Etat à la Biodiversité a insisté sur « les grandes priorités de la France, notamment la nécessité de favoriser la conclusion d’un texte international ambitieux, avec la création de mécanismes de mise en œuvre dédiés, sur le modèle de l’Accord de Paris. » Bérangère Abba s’est également félicitée « de l’inscription dans l’avant-projet de négociations publié le 12 juillet de l’objectif de 30 % de protection des terres et des mers d’ici 2030, porté depuis plusieurs années par la France. » Enfin, elle a rappelé qu’ « il importera que l’Union donne l’exemple, notamment en se dotant rapidement d’une législation ambitieuse en matière de restauration de la biodiversité, avec des objectifs contraignants et des moyens de contrôle adaptés. »

La seconde session de travail a été consacrée à la protection des pollinisateurs sauvages, les ministres ayant été appelés à s’exprimer sur les principaux défis à relever et sur la mise en œuvre d’un cadre de suivi des pollinisateurs à l’échelle européenne, destiné à caractériser les facteurs responsables de leur déclin (10 % des espèces européennes sont menacées d’extinction). 

Bérangère Abba a rappelé que « la France, avec plusieurs autres Etats membres, avait demandé à la Commission européenne de proposer rapidement un plan d’action transversal et robuste, permettant de dépasser les limites de l’initiative européenne sur les pollinisateurs de 2018. L’outil souhaité devrait notamment permettre, à l’échelle de l’Union, de favoriser le retrait des substances les plus dangereuses pour les pollinisateurs ; d’identifier des alternatives non chimiques pour réduire notre dépendance aux pesticides ; de renforcer l’évaluation des risques des produits chimiques pour les pollinisateurs, qu’ils soient domestiques comme sauvages. » Enfin, la Secrétaire d’Etat à la Biodiversité a signalé les travaux en cours devant déboucher à l’automne sur la publication du plan national en faveur des insectes pollinisateurs et de la pollinisation.

Cette journée a également été ponctuée d’échanges bilatéraux, notamment avec Jochen Flasbarth, Secrétaire d’Etat auprès de la ministre allemande de l’environnement, Jeremy Wates, Secrétaire général du bureau européen de l’environnement et Céline Tellier, ministre belge de l’Environnement, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal de  la Région wallone.