Camino : à la rencontre d’un intrapreneur de la Fabrique numérique

Le Mercredi 21 novembre 2018

Crédits : D. Valente/Terra
« Camino » : le chemin en espagnol… Mais Camino, c’est aussi l’acronyme de « Cadastre minier numérique et ouvert », le projet de service numérique de l’un des « intrapreneurs » de la Fabrique numérique de notre pôle ministériel. Dans le cadre de la semaine de l'innovation publique, nous avons cheminé à la rencontre de Guillaume Levieux, agent de la direction de l’eau et de la biodiversité, lauréat en 2017 du premier appel à projet, qui a initié Camino.

Des délais d’instruction raccourcis et des démarches simplifiées

Son objectif ? Permettre aux entreprises du secteur minier de mieux interagir avec l’administration, notamment grâce à la numérisation de leurs démarches : demande de titres de recherches minières ou renonciation à une concession de mine par exemple. En effet, pour les entreprises minières, gérer un projet d’exploration ou d’exploitation est un parcours du combattant, de la conception jusqu'à la gestion de l'après-mine. Camino offre des démarches simplifiées et des délais d’instruction raccourcis, ce qu’attendent les acteurs du secteur. Il permet aussi de partager les informations au sein de l’administration (entre services déconcentrés et administration centrale) et avec les citoyens ainsi mieux informés.

Alléger et coordonner le travail de l’administration

Comment l’idée est-elle venue à Guillaume ? Tout simplement en se rendant compte qu’il effectuait certaines tâches fastidieuses et sans grande valeur ajoutée ou déjà effectuées par d’autres collègues. En effet, l’administration doit traiter chaque année près de 2 000 démarches conduites au titre du code minier, avec des systèmes d’information fermés, des tableaux de suivi pléthoriques, des archives papier et des gigaoctets de dossiers dispersés dans ses services nationaux et locaux. Camino remédiera à cette complexité.

Les start-ups d’État

Aujourd’hui Guillaume se définit comme un « intrapreneur autonome et responsable au service de l’intérêt général ». Il travaille avec une équipe de 4 personnes dont deux développeurs et un coach qui insuffle la méthode AGILE des start-ups d’État. Elle focalise la fabrication de ce service numérique sur les besoins des utilisateurs et améliore ensuite progressivement les fonctionnalités, au fil du temps, pour rester au plus près des attentes et de leurs évolutions.