Vers la fin de l’élimination des invendus non alimentaires

Le Vendredi 10 décembre 2021


Crédits : Manuel Bouquet

Aujourd’hui vendredi 10 décembre 2021, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, est allée à la rencontre d’entreprises et d’associations engagées dans la lutte contre le gaspillage. Dès le 1er janvier 2022, de nouvelles mesures de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire entreront en vigueur, dont l’interdiction de l’élimination des invendus non alimentaires pour plusieurs types de produits.

Les invendus non alimentaires : une source de gaspillage

Selon une étude publiée par l’Ademe en novembre 2021, 280 à 300 millions d’euros d'invendus sont éliminés chaque année en France. Les secteurs les plus producteurs d’invendus sont le secteur textile, les produits culturels, l’équipement de la maison et l’ameublement.

En progression depuis plusieurs années, le don aux associations reste un canal d’écoulement trop peu utilisé par les producteurs. L’étude de l’Ademe estime que la mise en œuvre de la mesure d’interdiction d’élimination des invendus de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire entraînera une augmentation du don et l'émergence de nouveaux acteurs.

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire interdit l’élimination des invendus

Dès le 1er janvier 2022, un décret d’application de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire interdira l’élimination des invendus non-alimentaires pour plusieurs types de produits, notamment les vêtements et chaussures, les produits électriques et électroniques, les meubles, les produits d'hygiène et de puériculture, les équipements de conservation et de cuisson des aliments, les produits d'éveil et de loisirs, les livres et les fournitures scolaires. Au 31 décembre 2023, l’intégralité des produits seront soumis à cette législation.