Rénovation énergétique du parc de logements sociaux : 10 projets ont été sélectionnés pour faciliter le développement d’une offre industrielle de rénovation de l’habitat social

Le Lundi 10 mai 2021

Dans le cadre du plan France Relance, le ministère de la Transition écologique a sélectionné 10 lauréats pour répondre à l’appel à projet pour la massification de la rénovation exemplaire du parc locatif social (« MassiRéno »).
Ces 10 projets, situés dans 6 régions différentes, permettront la rénovation ambitieuse de 2 744 logements sociaux.

Afin d’accompagner la rénovation énergétique des logements sociaux, le plan France Relance met à disposition 500 millions d’euros répartis sur les années 2021 et 2022, dont 40 millions d’euros dédiés à l’appel à projets « MassiRéno » visant ainsi à massifier les solutions industrielles de rénovation énergétique. Cette enveloppe permet de rénover une partie du parc de logement social aujourd’hui vétuste, inadaptée et présentant de faibles performances thermiques en finançant des opérations pour lesquelles l’équilibre financier peine à se concrétiser.

Dès lors, l’appel à projets MassiRéno valorise les programmes qui mettent en place des solutions industrielles de rénovation, innovantes et intégrées, dans l’objectif de passer à une échelle supérieure de projets plus significatifs, en massifiant le procédé. L’utilisation de techniques recourant aux solutions de rénovation bas-carbone et sobres en ressources (matériaux bio-sourcés et recyclés, réemploi, etc.) est également encouragée.

La Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP) du ministère et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont conjointement examiné les dossiers de candidature et les ont auditionnés en avril dernier.

 

Liste des candidats retenus :

Candidat

Région

Localisation de l’opération

Nombre de logements

Subvention totale envisagée pour l’opération (€)

MASH

Régions des Pays de la Loire et de la Bretagne

Communes diverses

1317

20 233 500 €

SA HLM des Chalets

Occitanie

Toulouse (31)

254

3 001 100 €

SA HLM des Chalets

Occitanie

Ramonville-Saint-Agne (31)

132

2 028 000 €

CDC Habitat

Île-de-France

Trappes (78)

140

1 578 000 €

Emmaüs Habitat

Île-de-France

Bobigny (93)

176

2 021 000 €

Cristal Habitat

Auvergne-Rhône-Alpes

Chambéry (73)

244

3 748 700 €

OPAC de la Savoie

Auvergne-Rhône-Alpes

Montmélian (73)

99

1 521 000 €

Maisons & Cités

Hauts-de-France

Communes diverses du Nord (59) et du Pas-de-Calais (62)

318

4 885 500 €

3F Notre Logis

Hauts-de-France

Halluin (59)

30

 460 900 €

Partenord

Hauts-de-France

Guesnain (59)

34

522 400 €

 

Les projets sélectionnés feront l’objet d’une décision de financement prise au niveau local, par les collectivités délégataires des aides à la pierre, les services instructeurs des Directions départementales des territoires et de la mer (DDTM), ou, le cas échéant, les unités départementales de la Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL) concernée.

En outre, la Banque des Territoires propose un montant bonifié de l’éco-prêt logement social (Eco-PLS), à hauteur de 22 000 € de prêt accordé par logement, pour tous les lauréats de l’appel à projets, et au-delà aux rénovations poursuivant des objectifs similaires de réduction forte des consommations d’énergie et d’industrialisation.

Afin d’assurer une mise en œuvre rapide de cette mesure du plan de relance, les opérations donnant lieu à octroi de subvention en 2021 devront également donner lieu à un ordre de service de commencement d’exécution des travaux avant le 31 décembre 2021.
 

 

 

Pour rappel : 

Le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) est le plus consommateur d’énergie en France : il représente chaque année près de 44 % de l’énergie finale totale utilisée en France. Pour rendre le bâtiment plus économe en énergie, il faut rénover massivement l’existant. Dans ce contexte, le parc locatif social fait partie des plus exemplaires, dans la mesure où la proportion de logements les plus énergivores (DPE E, F et G) est limitée à 25 % de ce parc, contre 41 % au niveau de l’ensemble du parc de logements existants.

La rénovation du parc locatif social peut ainsi participer à la mise en mouvement de l’ensemble du marché et des filières du bâtiment et de la construction, pour le développement de techniques industrielles de rénovation en masse.