Point d’étape du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique

Le Jeudi 21 octobre 2021


Crédits : Manuel Bouquet

Lancé le 28 mai dernier par Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique vise à engager une réflexion collective et à construire des politiques durables pour la résilience de l’agriculture face aux aléas climatiques. Un point d’étape à mi-parcours a eu lieu ce mercredi 20 octobre, au cours duquel les travaux des trois thématiques de travail ont été présentés.

Pourquoi un Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique ?

Avec la récurrence d’épisodes de sécheresse en été, de gel ou encore de pluies diluviennes en hiver, les agriculteurs sont les premières victimes des effets du changement climatique. À la suite des Assises de l’eau, le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique associe l’ensemble des parties-prenantes (agriculteurs, ONG, élus, services de l’État et opérateurs…) pour identifier des solutions pour permettre l’adaptation et la protection des agriculteurs face à ces aléas.

Le chantier a été structuré en trois thématiques de travail, qui permettront d’aboutir dès janvier 2022 à une feuille de route pour :

  1. Se doter d’outils d’anticipation et de protection de l’agriculture dans le cadre de la politique globale de gestion des aléas climatiques.
  2. Renforcer la résilience de l’agriculture dans une approche globale en agissant notamment sur les sols, les variétés, les pratiques culturales et d’élevage, les infrastructures agroécologiques et l’efficience de l’eau d’irrigation.
  3. Accéder à une vision partagée et raisonnée de l’accès aux ressources en eau mobilisables, dans le respect des équilibres et milieux naturels pour l’agriculture sur le long terme.

Un point d’étape à mi-parcours

La réunion du 20 octobre présidée par les ministres a été l’occasion pour les présidents des groupes de travail de dresser un point de situation à mi-parcours pour chacune des thématiques, d’exposer les perspectives et les premières sorties ou pistes de réflexion.

Dans chaque thématique, l’accent est notamment mis sur : 

  • le côté opérationnel des solutions à apporter (boîtes à outils en cours d’élaboration, solutions fondées sur la nature, etc.) ;
  • l’assise scientifique des travaux (par la caractérisation des impacts du changement climatique, etc.) ;
  • la dimension territoriale (lancement dans chaque région de diagnostics territoriaux, accélération des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE), sollicitation des comités de bassin, etc.).