Permettre à chacun d’être acteur de son environnement et de sa santé : le Gouvernement met en consultation le 4ème Plan national santé environnement

Le Lundi 26 octobre 2020
A partir d’aujourd’hui, lundi 26 octobre 2020, et jusqu’au 9 décembre 2020, citoyens, professionnels et associations sont appelés à donner leur avis concernant le quatrième Plan national santé environnement (PNSE4) : http://www.consultation-plan-sante-environnement.developpement-durable.gouv.fr. Présenté le 22 octobre dernier par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, lors de la réunion du Groupe Santé Environnement (GSE), le PNSE4 vise à prévenir les risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement (qualité de l’air intérieur, exposition aux produits chimiques, aux ondes, au bruit etc.) et à permettre à chacun d’être acteur de son environnement et de sa santé.

« Chacun a conscience, de manière plus ou moins précise, des liens existants entre l’environnement et notre santé. L’objectif du Plan national santé environnement est de passer d’une logique de simple conscience à une logique de connaissance, de prévention et d’action.  Chacun, aux côtés des pouvoirs publics, peut être acteur de sa santé, en étant mieux informé sur son environnement, sur les risques connus et sur les bonnes pratiques à adopter. » a déclaré Barbara Pompili lors du GSE.

« La santé environnement est un sujet qui a pris de plus en plus de place ces dernières années au sein de notre société ! Cela témoigne de la prise de conscience collective qu’il nous faut adapter notre environnement pour protéger notre santé. Agir sur l’environnement peut en effet avoir un impact sur tous les âges de la vie : protéger les générations actuelles comme les générations futures est aujourd’hui une responsabilité partagée. C’est pour cette raison que nous avons souhaité que le plan " Mon environnement ma santé"  permette à chacun - citoyen, élu, professionnel de santé, chercheur - d’agir pour un environnement favorable à notre santé. » a souligné Olivier Véran.

Le PNSE4 comporte 19 actions, qui poursuivent 4 grands objectifs :

1. S’informer sur l’état de son environnement et les bons gestes à adopter

La politique de prévention en matière de santé-environnement repose sur un axe majeur : la formation et l’information. L’objectif de ce premier axe est de garantir une information pour chacun (citoyens, élus, professionnels de santé…), notamment en utilisant des technologies numériques innovantes et en s’appuyant sur les dispositifs et structures de formation existants.

Cet axe comprend de nombreuses actions concrètes, dont notamment la création d’applications permettant de connaître l’état de l’environnement à côté de chez soi mais permettant aussi d’identifier les substances dangereuses dans les objets du quotidien. Il est également ici question d’informer sur la bonne utilisation des produits ménagers et de leur impact environnemental ou encore de sensibiliser les jeunes de 16 ans à la question de santé environnement lors de leur Service National Universel.

2. Réduire les expositions environnementales pouvant affecter notre santé

La dégradation de notre environnement induit un nombre croissant de pathologies. Il apparaît donc prioritaire de réduire les expositions environnementales qui peuvent affecter notre santé.

Différentes actions sont ainsi prévues dans le PNSE4 pour agir sur la réduction des expositions environnementales, notamment à la lumière bleue et au bruit, ainsi que la lutte contre les moustiques ou encore l’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

3. Démultiplier les actions concrètes menées par les collectivités dans les territoires

Les collectivités locales sont en prise directe avec les Français et disposent de leviers d’actions importants pour réduire l’exposition environnementale des populations. Pour permettre à chacun d’évoluer dans un environnement favorable à sa santé, des initiatives locales innovantes et concrètes existent déjà. Elles sont valorisées sur la plateforme collaborative « Territoire engagé pour mon environnement, ma santé ».

Mise en ligne dès 2019, elle mutualise et permet de partager les initiatives des acteurs de terrain, mais aussi les outils développés par les collectivités et les associations en santé-environnement.

L’objectif est ainsi de renforcer les moyens des territoires pour réduire les inégalités territoriales sur le sujet.

4. Mieux connaître les expositions et les effets de l’environnement sur la santé des populations

Ce dernier axe repose sur le concept d’exposome, qui propose de considérer globalement les expositions multiples tout au long de la vie de l’individu. Il doit permettre de mieux comprendre et agir sur la survenue des maladies et la possibilité pour chacun d’évoluer dans un environnement favorable à sa santé.

Cet axe comprend 3 actions, dont notamment la création d’un Green Data hub dans le but de rassembler et faciliter l’accès aux données environnementales. De plus, fort du retour d’expérience de la COVID-19 qui met en exergue la nécessité de renforcer la connaissance et la surveillance des zoonoses (maladies transmissibles entre l’homme et l’animal et vice-versa), il est prévu de mieux surveiller la santé de la faune sauvage pour prévenir les zoonoses.