Nouvelles interdictions de plastiques à usage unique : Barbara Pompili rappelle la fin de la période de tolérance

Le Jeudi 1 juillet 2021

En déplacement chez le distributeur spécialisé METRO, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique a rappelé l’entrée en vigueur au 1er janvier 2021 de l’interdiction des pailles, couverts jetables, confettis en plastique ou encore des boîtes en polystyrène expansé (boîtes à sandwich). La période de tolérance de six mois permettant l’écoulement des stocks a pris fin au 1er juillet. Cela doit conduire les acteurs de la restauration rapide à mettre en place des alternatives immédiatement.

Très légères, les boites en polystyrène expansé se dispersent facilement dans la nature où elles mettent environ mille ans à se dégrader. Plusieurs centaines de millions de ces boites sont consommées en France chaque année.  

Depuis l’adoption de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire qui a supprimé de notre quotidien plusieurs objets en plastique à usage unique, les industriels ont pu développer des alternatives moins polluantes et réutilisables de ces objets. C’est par exemple le cas de de l’entreprise METRO qui développe des solutions de contenants et emballages sans plastique.

Barbara Pompili a également pu rappeler le rôle moteur de la France en matière d’économie circulaire, et insister sur les obligations relatives aux entreprises de la restauration concernant la gestion de leurs déchets

Réduire les déchets à la source : une priorité pour la France

La France est engagée depuis plusieurs années sur la question de la réduction des emballages, à la source. Alors que l’Europe s’apprête à interdire un certain nombre de produits en plastique à usage unique à partir de samedi dans le cadre de la directive « Single Use Plastic », Barbara Pompili a rappelé que la France était allée plus vite et plus loin :

  • Plusieurs produits en plastique sont déjà interdits en France : depuis janvier 2020, les gobelets, les verres et les assiettes jetables de cuisine pour la table sont interdits. Les pailles, les couverts jetables, les confettis en plastique ou encore les boîtes en polystyrène expansé sont quant à eux interdits depuis le 1er janvier 2021 ;
  • Des objectifs ont été fixés pour les industriels, qui doivent supprimer 450 000 tonnes d'emballages en plastique à usage unique d'ici 2025. L’objectif fixé par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire est d’atteindre zéro emballage plastique d'ici 2040 ;
  • Les emballages jetables seront interdits dans les fast-foods dès le 1er janvier 2023 : tous les repas pris sur place devront être servis dans de la vaisselle réutilisable ;
  • Un tarif réduit est appliqué sur les boissons lorsqu’un client vient avec son propre récipient depuis la promulgation de la loi en février 2020.

Depuis plusieurs années, la France joue un rôle moteur au niveau européen, notamment pour accélérer la sortie du plastique à usage unique. La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire en est un exemple très concret. Nous pouvons être fiers des décisions prises au niveau national, et nous nous réjouissons que nos voisins européens suivent l’exemple. Ensemble, nous pourrons aller encore plus loin dans la lutte contre la pollution plastique. N’oublions pas que le meilleur déchet reste celui que nous ne produisons pas.

Barbara Pompili

De nouveaux engagements pour réduire le plastique dans la restauration livrée

L’entreprise METRO fait partie des 19 signataires de la charte d’engagement du secteur de la restauration livrée, qui fixe des objectifs autour de dix engagements concrets, pour réduire les contenants et les emballages en plastique à usage unique, développer leur réemploi et mieux les recycler.

15 nouveaux signataires rejoignent aujourd’hui cet engagement : Just Eat Takeaway, Smart Kitchen, I Lunch, Room Saveurs, Ideel Garden, Bio Burger, Mon Bento, Loop Eat, Barepack, Box Eaty, Raboule ta consigne, Dabba Consigne, Le Collecteur, Bako et Les Boîtes Nomades.

La ministre a tenu à féliciter tous les acteurs engagés.

La charte d’engagement est disponible ici.

Gestion des déchets dans la restauration rapide : la ministre rappelle aux acteurs leurs obligations réglementaires

Depuis juillet 2016, les professionnels ont l’obligation de trier 5 types de déchets, papier/carton, métal, plastique, verre et bois, dans des poubelles dédiées : cela est indispensable pour que les déchets soient envoyés en centres de tri puis recyclés.

En 2019, 16 enseignes de la restauration rapide avaient signé un contrat dans lequel elles s’étaient engagées à communiquer chaque semestre l’état de déploiement du tri dans leurs enseignes, restaurant par restaurant, afin d’atteindre une mise en conformité aux obligations existantes.

Deux ans après, la ministre a reçu le bilan d’étape dans lequel il apparaît que seules 3 enseignes ont atteint les objectifs fixés : Burger King, Subway et Cojean. De leur côté, les 13 autres enseignes ne respectent toujours pas les obligations (McDonalds, KFC, Starbucks, Dominos Pizza, Class’Croûte, Exki, La Mie Câline, La Croissanterie, Paul, Jour, Five Guys, Pomme de Pain et Brioche Dorée). Le suivi des engagements est disponible ici.

La ministre somme ces entreprises d’accélérer leur mise en conformité, et indique que des contrôles pourront être diligentés au cours des prochains mois.  Des sanctions administratives allant jusqu’à la fermeture de l’établissement sont encourues en cas de manquement au tri 5 flux.

Pour plus d’informations sur le tri 5 flux des déchets et son application dans la restauration rapide, cliquez ici.

Il est impératif que toutes les enseignes de restauration rapide se mettent en conformité en ce qui concerne le tri des déchets. Plus de 180 000 tonnes d’emballages sont produites par ce secteur chaque année ! En attendant l’échéance de 2023 qui imposera les repas servis dans de la vaisselle réutilisable, la base, c’est de trier ces déchets, afin qu’ils puissent être recyclés. Cela est indispensable pour préserver notre environnement. Je compte sur l’engagement de chacun.

Barbara Pompili