Journée Mondiale des Océans De la connaissance à l’action – Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, et Bérangère Abba, secrétaire d’Etat à la biodiversité, portent la mobilisation en faveur des récifs coralliens

Le Mardi 8 juin 2021

A l’occasion de la journée mondiale des océans, l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR), co-présidée par les ministères de la Transition écologique et des Outre-mer, publie un bilan de l’état de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des outre-mer français en 2020.

Les récifs coralliens couvrent moins de 1 % de la surface des océans mais hébergent plus de 25% de la vie marine et génèrent des services pour de nombreux Etats insulaires. Dans les outre-mer français on estime qu’ils contribuent à hauteur de 1,3 milliards d’euros aux économies de neuf collectivités d’outre-mer (selon Pascal, 2016). 
Pourtant la dernière évaluation de la biodiversité mondiale réalisée en 2019 par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) indique que le couvert corallien vivant a diminué de près de 50% depuis 1870, que ce déclin s'accélère et que les écosystèmes coralliens sont menacés d'effondrement d'ici 2050, soulignant la nécessité accrue d'une action urgente pour remédier à ce déclin.

Avec 10% de la surface de récifs dans les trois océans Atlantique, Indien et Pacifique, la France est le 4ème pays corallien au monde grâce aux territoires ultra-marins. Elle a par conséquent une responsabilité particulière et un rôle important à jouer dans leur préservation. 
Ce bilan publié aujourd’hui s’appuie sur 20 ans de surveillance des écosystèmes, et présente un instantané de leur état de santé :
•    70% des récifs coralliens suivis sont en bonne santé dans les territoires du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna) et dans les Îles Eparses de l’Océan Indien.
•    Dans les territoires plus densément peuplés des Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin) et de l’Océan Indien (Mayotte, La Réunion) 62% sont dégradés. 

Par ailleurs, le rapport dresse les tendances de long terme sur l’évolution de ces écosystèmes, qui confirment les prévisions des experts internationaux sur le climat et la biodiversité avec un déclin global des récifs, mangroves et herbiers. 

Le ministère de la transition écologique est pleinement mobilisé aux côtés du ministère des Outre-mer, et avec l’IFRECOR dans la mise en œuvre du Plan d’actions pour la protection des récifs coralliens des outre-mer français. 

Ce plan national a pour objectif de protéger 100% des récifs coralliens d’ici à 2025. Il s’appuie notamment sur la mobilisation citoyenne, à travers la plateforme SOS Corail, ouverte fin 2020, qui vise à financer des projets en faveur des coraux, mangroves et herbiers. 

Le ministère de la Transition écologique et le ministère des Outre-mer soutiennent le lancement de la plateforme SOS Corail, issue d’un partenariat entre l’IFRECOR et la Fondation de la Mer, qui permet au grand public et aux acteurs privés de s’engager pour la préservation des écosystèmes. Les deux ministères doubleront chaque don réalisé sur la plateforme, pour faire une priorité de la protection de nos récifs.

Développée grâce à un partenariat entre l’IFRECOR et la Fondation de la Mer, la plateforme SOS Corail permet désormais au grand public et aux acteurs privés de s’engager concrètement pour la préservation des écosystèmes, en particulier en outre-mer.

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer

Les récifs coralliens feront partie des écosystèmes emblématiques mis à l’honneur dans la stratégie nationale biodiversité en cours d’élaboration et j’y suis particulièrement attachée. Leur protection fait partie des défis pour nombre de collectivités ultra-marines, tant pour leur biodiversité que l’importance économique ou culturelle qu’ils revêtent

Bérangère Abba, secrétaire d’Etat en charge de la biodiversité.