Grande America François de Rugy confirme le succès du colmatage des fuites d’hydrocarbures de la coque du navire et salue, aux côtés d’Elisabeth Borne, la gestion exemplaire de cette crise maritime

Le Lundi 29 avril 2019

Les moyens de surveillance et d’intervention subaquatiques, mis en œuvre depuis 13 jours par l’armateur sur demande du préfet maritime, ont conduit à l’inspection de l’épave du navire à 4 600 mètres de profondeur. Ces inspections ont permis de constater l’intégrité de l’épave, posée droit sur un fond sableux. Elles ont également permis l’intervention d’un robot sous-marin qui a mené des opérations de colmatage de la coque, d’une extrême sensibilité compte tenu de la profondeur à laquelle elle est située, dans le but de mettre fin aux fuites d’hydrocarbures issues du navire. A ce jour, ces opérations particulièrement sensibles sont un succès puisque l’ensemble des fuites observées sur la coque au niveau des soutes à carburant ont pu être obturées par le robot sous-marin.

Une pollution d’ampleur évitée, une surveillance en continu

Sans présumer des éventuelles pollutions résiduelles qui pourraient être observées, les conséquences de l’événement sont donc aujourd’hui contenues en mer grâce aux opérations de ramassage et aux mesures de surveillance associées.

La zone du naufrage continue néanmoins à faire l’objet d’une surveillance systématique par moyens aériens et satellitaires, afin de s’assurer de l’étanchéité des travaux sous-marins et de l’absence effective de remontées d’hydrocarbures à la verticale de l’épave.
Les communes et les services de l’État restent également mobilisés à terre. Les centres de stockage des matériels de lutte anti-pollution POLMAR/Terre sont toujours en alerte, permettant de solliciter des équipements et des matériels de nettoyage si besoin.

Une mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics

Face aux succès des opérations menées jusqu’alors depuis le naufrage, François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, rendent hommage à la mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics à l’échelle nationale et européenne pour faire face au naufrage du Grande America, survenu le 12 mars dernier dans le Golfe de Gascogne, ainsi qu’à ses conséquences pour l’environnement marin et littoral.

L’événement a révélé l’exemplarité des services de l’action de l’État en mer, ainsi que de ses parties prenantes à terre comme en mer.
Dès le début de la crise survenue du fait d’un incendie à bord du navire, le préfet maritime de l’Atlantique a déployé un dispositif opérationnel de grande ampleur impliquant des moyens publics et privés. Le sauvetage des 27 membres d’équipage a ainsi rapidement été mené à bien, grâce au concours d’une frégate britannique déroutée sur le lieu de l’événement par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage d’Etel.

À la suite du naufrage du Grande America, les actions de lutte contre la pollution en mer ont été coordonnées par la préfecture maritime, qui s’est appuyée sur des moyens spécialisés français et espagnols, ainsi que sur les moyens de renfort de l’Agence européenne de sécurité maritime. En parallèle des opérations de lutte en mer, les préfets des départements littoraux ont pris les mesures préparatoires pour faire face à d’éventuelles arrivées de produits polluants en bande côtière (pré-positionnement de barrages, mise en place des circuits de traitement des déchets à terre…) en lien avec les élus locaux, mais aussi des réseaux associatifs ou socio-professionnels.

La sécurité des navires, un enjeu international permanent

Cet événement démontre également que la réglementation en faveur de la sécurité maritime doit continuer à évoluer pour toujours s’améliorer.

 « Je salue l’exemplarité avec laquelle cette crise a été gérée par les services de l’action de l’État en mer, nos partenaires européens et l’armateur, sous la coordination du préfet maritime de l’Atlantique. Cette organisation a permis de sauver des vies et d’éviter une catastrophe environnementale d’ampleur, qui plus est dans certaines des régions les plus belles de France, qui sont au cœur de notre identité collective et font vivre des Français fiers de leur territoires. La gestion de cette crise a été tout aussi remarquable par la préparation de nos territoires littoraux à d’éventuelles conséquences de l’accident à terre, sous le pilotage des préfets de département. Elle a également montré toute la solidarité et l’efficacité de la coopération européenne en matière de sécurité maritime et de lutte contre la pollution en mer. Cet événement démontre enfin la nécessité d’améliorer encore davantage les mesures de sécurité du transport maritime à l’échelle internationale ; ce à quoi je m’emploierai avec Elisabeth Borne, ministre des transports. » a déclaré François de Rugy.

Pour Elisabeth Borne « Il faut remercier la mobilisation de tous qui a permis de faire face à cette crise. Si la sécurité du transport maritime a été largement renforcée au niveau européen depuis vingt ans et le naufrage de l’Erika, la France reste très engagée auprès de l’Union européenne et de l’Organisation maritime internationale (OMI) pour promouvoir un transport toujours plus sûr et respectueux de l’environnement marin. Nous portons ainsi plusieurs mesures portant notamment sur la lutte contre les incendies et sur la sécurité du transport conteneurisé, qui sont actuellement en cours de discussion à l’OMI à l’initiative de la France, aux côtés des mesures visant à réduire les polluants atmosphériques et l’impact sur le climat ».