Emmanuelle Wargon signe le Contrat de transition écologique de la Communuauté d’agglomération Rochefort Océan

Le Vendredi 8 novembre 2019

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a signé ce jour, en présence de l’ensemble des partenaires engagés sur le territoire, le Contrat de transition écologique de la Communauté d’agglomération Rochefort Océan.

Ce territoire est l’un des 19 territoires pionniers de la démarche. La Communauté d’agglomération de Rochefort Océan regroupe près de 63 000 habitants, répartis sur 25 communes, investis en faveur du développement de l’économie circulaire sur son territoire en s’appuyant sur un réseau de partenaires économiques actifs, fédérés dans l’association Circule’R pour développer l’écologie industrielle et territoriale.

Les 19 contrats de la 1ère génération des contrats de transition écologique, réalisés entre février 2018 et juin 2019, ont généré plus de 400 actions et permis l’investissement de 660 millions d’euros en faveur de la transition écologique territoriale. L’intégralité de leur contenu est détaillée sur la Plateforme CTE. Le 9 juillet dernier, 61 nouveaux contrats de transition écologique ont été annoncés, permettant le déploiement national de ce dispositif de contractualisation.

Retrouvez le dossier de presse « 1 an après le lancement des Contrats de transition écologique : les premiers résultats ! » en ligne.

Financé à hauteur d’un million d’euros, ce contrat bénéficie de 140 000 euros du secteur privé, de 884 000 euros de soutien public dont 431 000 euros de l’État et 408 000 euros des communes et intercommunalités.

Il prévoit la mise en place de 10 actions concrètes à même de porter l’ambition du territoire de faire de la transition écologique un levier de développement économique, de création d’emplois et de réduction des inégalités sociales. La transition écologique s’inscrira au-delà de la durée du contrat car il s’agit à la fois de créer de nouvelles filières et d’innover en s’appuyant sur la recherche.

Ce CTE pourra devenir la vitrine d’un savoir-faire français sur la transformation et la gestion des déchets dans des domaines aussi variés que le tourisme, la conchyliculture et l’industrie. Parmi les actions-phares, ce contrat prévoit notamment la valorisation semi-industrielle des déchets plastiques issus des activités conchylicoles et de la pêche.

Autre action emblématique, le contrat de transition écologique prévoit de mettre en place une expérimentation innovante autour d’une étude technico-économique et d’un programme de recherche et développement sur une filière de valorisation des matériaux composites (nautisme, habitat léger de loisirs, aéronautique, ferroviaire) afin que ces déchets, aujourd’hui évacués par défaut en centre d’incinération ou d’enfouissement, deviennent une ressource.

La démarche CTE

Le contrat de transition écologique (CTE) est co-construit à l’échelle d’un ou plusieurs Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), entre l’État et des collectivités, en lien avec des acteurs publics et privés.  Il comprend un programme d’actions d’une durée de 3 à 4 ans, avec des engagements précis établis entre partenaires, et des objectifs de résultats qui font l’objet d’un suivi et d’une évaluation.

Les CTE permettent de mettre au point des actions opérationnelles de transition écologique lancées dans l’année suivant la signature du contrat. Ces actions ont aussi vocation à renforcer, voire à transformer la dynamique économique du territoire. Les CTE montrent que la transition écologique est aussi un moteur de développement économique, notamment via la création de nouvelles filières économiques vertueuses (économie circulaire territoriale, formation professionnelle et reconversion, création d’emplois locaux…).

Une attention est particulièrement portée aux partenariats avec les entreprises, invitées à porter ou participer aux projets du CTE, afin de contribuer à développer les compétences, les activités économiques et les emplois en lien avec la transition écologique.