Cérémonie de présentation du premier Airbus A220 d'Air France

Le Mercredi 29 septembre 2021

Jean-Baptiste Djebbari a prononcé un discours lors de la cérémonie de présentation du premier Airbus A220 d'Air France

Monsieur le maire,
Mesdames et messieurs les élus,
Madame la présidente, chère Anne-Marie,
Monsieur le directeur général, cher Ben,
Madame la directrice générale, chère Anne,
Mesdames et messieurs,

Les derniers mois nous ont appris à rester sur nos gardes. A nous méfier des accalmies. A ne pas nous réjouir trop vite. En somme, à faire preuve d’humilité, et d’une forme de retenue.

Pendant des mois et des mois, nous avons eu des avions vides. Des avions à terre. Des avions dont on a pu se demander, même, s’ils voleraient encore un jour.

Alors quand on amorce un début de reprise économique et qu’on a un tel appareil derrière soi…il est difficile de contenir sa joie et sa fierté.

Quel bonheur d’être ici, avec vous. Quel bonheur de pouvoir célébrer un nouvel avion qui s’envole. Et tous ceux qui vont le suivre.

D’autant que ce n’est pas n’importe quel avion. C’est un Airbus.

Et pas n’importe quel Airbus. C’est un Airbus d’une nouvelle série, un A220. Et un A220 opéré par Air France.

Autant dire : la quintessence de la réussite et excellence françaises.

Voler avec Air France, ce n’est pas seulement se déplacer, c’est aussi embrasser l’art du voyage. Car avec Air France, c’est l’assurance d’être bien accueilli, avec le sourire, avec élégance, si singulièrement française.

Si nous avons tous souffert de cette pandémie, je crois que c’est aussi parce qu’elle nous a éloignés de vos avions, de cet art français du voyage.

Cet art français du voyage, nous l’avons déjà un peu retrouvé, cet été.

Avec l’A220 d’Air France, nous n’allons pas seulement le retrouver. Nous allons le redécouvrir.

Dès le 31 octobre, nous allons redécouvrir le goût des currywurst et la frénésie d’Alexanderplatz. Nous allons redécouvrir la Plaza Mayor et le Retiro ; la Sagrada Familia toujours en travaux ; mais aussi les voix de la Scala, ses ténors et ses sopranos. Et puis les baisers que nous inspire la vue du pont des Soupirs.

Vous ne vous arrêterez pas là.

Au fil de l’hiver, vous nous ferez redécouvrir la Petite Sirène d’Eriksen, et les pastéis de nata. Et puis les vestiges du mont Palatin, et les gelato de la Piazza Navona.

Tant de sensations, et tant de monuments que vous allez nous faire voir d’un œil nouveau.

Cet art français du voyage, nous allons le redécouvrir plus lumineux encore. Car l’A220 fait davantage entrer la lumière dans l’avion.

Cet art français du voyage, nous allons le retrouver plus silencieux encore : l’A220, vous l’avez rappelé, c’est 34% de bruit en moins.

Cet art français du voyage, nous allons, enfin, l’exercer plus respectueusement de l’environnement. L’A220, c’est 20% d’émissions et 10% de coûts en moins par rapport aux A320 qu’il remplace. Le renouvellement des flottes, c’est plus écologique, et c’est plus d’économies.

A court terme, c’est un bon moyen de réduire nos émissions. De même que l’usage des carburants d’aviation durable sur lesquels Air France est à l’avant-garde. A plus long terme, nous pourrons compter sur les avions hybrides, dès 2027, et à hydrogène, dès 2035.

Il y en aura toujours pour nous rappeler que c’est impossible. Que ça n’existera jamais.

Nous y arriverons. J’en ai la conviction.

Mesdames et Messieurs, la vie d’une compagnie aérienne n’est pas un long fleuve tranquille.

Et quand je vois cette commande – la plus importante de la part d’un client européen – et cette entrée en flotte – la plus rapide de l’histoire d’Air France… Quand je vois votre volontarisme pour reconquérir les clients, pour toujours améliorer le service, pour construire un dialogue social de qualité.

Je me dis que vous avez tous les atouts pour réussir dans ce nouveau moment qui s’ouvre devant nous. J’ai confiance. Et je sais que nous y arriverons ensemble.

Pas en renonçant à nous déplacer, comme le voudraient certains. Mais en restant fidèles à ce que nous sommes : une Nation d’inventeurs. Une Nation d’aviateurs. Une Nation de voyageurs !

Je vous remercie.