Biodiversité et défense des récifs coralliens : Signature d’un nouveau projet aux Philippines dans la baie de Shark Fin

Le Mardi 15 septembre 2020
La convention du projet « SEA ACADEMY : pour un développement durable de la Shark Fin Bay (Triangle de corail ; Pangatalan) », porté par la Fondation Environnementale Sulubaaï et financé par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), a été signée ce matin, en présence de Bérangère Abba, secrétaire d’État à la Biodiversité et de l’Ambassadrice des Philippines en France. Ce projet-pilote innovant doit permettre de restaurer les récifs coralliens de la Shark Fin Bay et de reconstituer ses ressources halieutiques, indispensables aux populations locales.

La signature de la convention du projet s’est tenue en présence des représentants de l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), du Conservatoire du Littoral, et de l’Agence Française de Développement (AFD). 

Le projet « SEA ACADEMY : pour un développement durable de la Shark Fin Bay » est l’aboutissement d’une longue collaboration avec des partenaires scientifiques et philippins et les communautés insulaires. Il a pour objectif la restauration écologique dans la Shark Fin Bay, une baie déclarée « Hope Spot » au sein de la zone de Palawan (réserve de Biosphère UNESCO). La création de nouvelles aires marines protégées (AMP), en concertation avec les communautés de pêcheurs, devrait permettre de mettre en place une pêche durable, et de contribuer ainsi à la sécurité alimentaire des communautés locales. D’autres actions seront mises en œuvre : des actions de restauration corallienne, de restauration des peuplements de poissons, d’élevage de poissons comme alternative à la pêche, de surveillance pour une application plus stricte de la loi relative aux méthodes de pêche, et de sensibilisation des jeunes générations locales à leur environnement marin. Enfin, un travail approfondi de caractérisation des milieux et de leur état écologique sera déployé, grâce à des technologies innovantes (photogrammétrie, ADN environnemental et bioacoustique).

Résolument tourné vers la recherche-action, le projet bénéficie de partenariats techniques et scientifiques de renom comme Ecocéan, Andromède Oceanologie, Institut de Recherche CHORUS, CRIOBE-CNRS, CREM-CFREM-UPVD. 

« L’urgence est d’accroître la résilience des écosystèmes coralliens, qui constituent une ressource vitale pour les populations de Palawan. Ce projet expérimente des réponses concrètes. Sachons-nous saisir de cette référence pour nos actions en faveur de la biodiversité !»
Bérangère Abba, secrétaire d’Etat à la biodiversité
« Grâce à de solides partenariats scientifiques, le projet va pouvoir innover et expérimenter sur un site à la fois très riche en biodiversité et très menacé. Nous espérons que les expériences tirées de ce projet pourront informer les politiques publiques de conservation et de développement, en donnant des exemples de solutions concrètes aux décideurs, aux Philippines et ailleurs »
Stéphanie Bouziges-Eschmann, Secrétaire générale du FFEM

En savoir plus :

La fondation Sulubaaï est une organisation philippine à but non lucratif dédiée à la conservation, la protection et la restauration des ressources naturelles de Palawan par le biais de pratiques respectueuses de l’environnement et d’une restauration active des écosystèmes. Son action est principalement focalisée sur l’île de Pangatalan et ses alentours dans la baie Shark Fin.

Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) soutient des projets innovants en faveur de l’environnement dans les pays en développement. Créé en 1994 par le gouvernement français à la suite du premier Sommet de la Terre, il a déjà permis de soutenir 333 projets dans plus de 120 pays, dont les deux tiers en Afrique. Le FFEM travaille en partenariat avec des acteurs publics, privés ou de la société civile, du Sud comme du Nord, et avec d’autres bailleurs et organisations internationales. Les projets qu’il finance génèrent localement des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques. Ils contribuent à préserver la biodiversité, le climat, les eaux internationales, les terres et la couche d'ozone et luttent contre les pollutions chimiques. La particularité du FFEM : miser sur des projets pilotes pour en tirer les enseignements et diffuser leurs innovations à plus grande échelle. 

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Le projet est également financé par la fondation Prince Albert II de Monaco, Blancpain Ocean Commitment, Veolia, l’Aquarium de Dieppe et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.