Depuis des millénaires, les hommes connaissent les vertus médicinales de certaines plantes, et aujourd’hui, une grande partie des molécules utilisées dans notre pharmacopée ont été identifiées dans des plantes, voire des animaux.
La biodiversité permet aussi, à partir d’observations et d’expériences menées sur de très nombreuses espèces, de mieux comprendre le fonctionnement du corps humain et des maladies qui l’affectent.
Plantes et santé : des enjeux économiques énormes
- 10 des 25 médicaments les plus vendus aux Etats-Unis sont dérivés de sources naturelles. Au total, environ la moitié des médicaments de synthèse ont une origine naturelle.
- Le chiffre d’affaires des médicaments dérivés de ressources génétiques a été de 75 à 150 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1997.
- Le seul Ginkgo, ou arbre aux 40 écus, a permis de découvrir des produits très efficaces contre les maladies cardio-vasculaires, pour un chiffre d’affaires de 360 millions de dollars par an.
- 75 % de la population mondiale dépendent de remèdes traditionnels d’origine naturelle.
- En Chine, sur les 30 000 espèces recensées de plantes supérieures, plus de 5 000 espèces sont utilisées à des fins thérapeutiques.
- Près de nous, de très nombreuses plantes communes présentent un intérêt thérapeutique : Mil Pertuis, Aubépine, Sauge, Genêt, Verveine…
- L’exploitation thérapeutique des plantes demande trois conditions bien illustrées par le Calophyllum, arbre de Bornéo aux propriétés anti-SIDA récemment découvertes :
maîtrise de leur identification : l’action anti-SIDA ne fonctionne pas avec une variété voisine ;
protection des habitats : il s’agit d’un arbre rare ;
respect des pays et communautés d’origine des plantes : les brevets issus de cette découverte profiteront à la Malaisie.